Atelier de pratique artistique multimédia
axé sur l’écriture poétique et multimédia
En juin 2003, un groupe ANIMANET réuni à Marseille a mené à l’ECM
de la Friche la Belle de Mai un atelier de pratique artistique multimédia
axé sur l’écriture poétique et multimédia.
L’objectif était que les participants saisissent l’intérêt
de ce type d’atelier en le pratiquant eux-mêmes en situation
réelle avec l’accompagnement d’un artiste écrivain,
d’un concepteur multimédia et d’un animateur, coordinateur
de l’atelier.
Un tel atelier repose sur trois séquences autour
desquelles il est possible d’adapter les contraintes de temps et
les particularités
du public participant (enfants, adolescents, adultes) :
- Un temps d’exploration sur le web des modalités d’écriture
et de composition multimédia
- Un temps type atelier d’écriture, fondé sur l’imaginaire
- Un temps de réalisation d’essais ou d’objets multimédias
Testé en Juin 2003 avec le groupe Animanet présent à Marseille,
cet atelier est avant tout ludique. Il permet la découverte de
quelques notions importantes pour le web : navigation, écriture,
mise en lien, composition multimédia.
En fonction du temps imparti, du public et du choix des thèmes,
le contenu de cet atelier peut être plus ou moins ambitieux. Ses
principes le rendent idéal pour une initiation, passionnant
pour des participants plus expérimentés.
Séquence
1 :
-> Vagabondages et découvertes de sites web + références,
type images, livres, etc.
Cette phase permet d’établir et de partager des références
multimédias. Elle doit être guidée par le concepteur et
l’animateur et discutée collectivement à des moments de
regroupement pour favoriser questions et compréhension commune d’un
premier vocabulaire « web ».
Séquence 2 :
-> Travail de type atelier d’écriture fondé sur
l’imaginaire.
Cyrille Martinez, artiste, auteur et poète,
propose par exemple un jeu de traduction imaginaire à partir
de la langue latine, ou bien d’une
autre langue que personne dans le groupe ne connaît. Cette proposition
se déroule de la manière suivante :
1. Lecture d’un court
texte en latin
-> le groupe réagit, chacun écrivant de que ces mots, à priori
incompréhensible lui inspire.
-> Chacun lit son texte aux autres 2. Une phrase en langage des signes
-> le groupe réagit, chacun écrivant de que ces gestes, à priori
incompréhensible lui inspire.
-> Chacun lit son texte aux autres
3. Écoute d’un extrait de
poésie sonore lettriste
-> Le groupe réagit, chacun écrivant de que ces sons, à priori
incompréhensible lui inspire.
-> Chacun lit son texte aux autres
4. Diffusion d’une œuvre
vidéo (par exemple Vidéo
de Viola « Désert ») et un extrait de musique (par exemple
John Cage)
-> le groupe réagit, chacun écrivant de que images lui
inspire puis chacun lit son texte aux autres
Cette séquence peut être
développée avec le groupe
en prenant le temps de s’imprégner des éléments
poétiques, de la vidéo, et d’autres consignes proposées
par l’artiste intervenant. Le soin apporté à cette
séquence
permet d’enrichir l’échange dans le groupe et d’aiguiser
l’expression des participants et leurs choix de réalisations.
Séquence
3 :
-> À
partir des deux premières séquences, la discussion peut
porter sur les choix de réalisations et l’analyse des moyens
techniques et des logiciels qui seront nécessaires.
Cette étape
est importante, d’autant que l’organisation
et la maîtrise du temps vont en découler. La concertation
entre l’artiste, le concepteur et l’animateur est essentielle
pour adopter la méthode qui permettra au groupe de concrétiser
au mieux les idées de réalisation multimédias.
Concrètement,
les participants recherchent les ingrédients de
base de leur composition :
- sur le web,
- ou bien par numérisation de documents images (scanner) ou par
prise de vue (appareil numérique), - ou par prise vidéo
(vidéo
numérique).
Pour les documents sonores, prévoir un midi
disque,
Pour les textes, prévoir temps de saisie.
Le travail de mise en
forme des compositions multimédias se fera avec
le concepteur. Selon le niveau des participants, le travail de conception
peut être
fait par le concepteur, ou bien faire partie de l’initiation technique
des participants.
Prévoir un temps pour que le groupe voit l’ensemble
des propositions réalisées. Selon les cas, une présentation
publique et une discussion peut être proposée entre les
participants et l’environnement
de l’atelier. L’ensemble des compositions peut être
mis en accès sur le site web de la structure organisatrice et
consulté en
ligne.
Quelques aspects de méthode
Rédacteur : Claudine Dussollier, mai 2004
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