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"Qu'est-ce qui est commun aux trois monothéismes dans le travail de l'interprétation des textes sacrés ? Telle est sans doute la question la plus difficile à laquelle il est apparemment impossible de répondre sans la connaissance de l'ensemble du corpus des textes d'interprétation que nous transmet chacune de ces traditions estime Pierre-Christophe Cathelineau dans De linterprétation des textes sacrés, un texte publié sur le site de lAssociation Lacanienne Internationale. Comment les religions, qui, en principe, veulent répondre aux grandes questions de lhomme et les aider à vivre, conduisent-elles à lintolérance et à la violence ? Est-ce constitutif de toute religion ? Nest-ce que mauvaise lecture des textes fondateurs ?. En évoquant lAncien et le Nouveau Testament, le Coran, ainsi que les textes védiques, Jean Comby, historien, professeur à la Faculté de théologie de lUniversité catholique de Lyon, propose un rapide éclairage historique sur ces questions. A moments reflection attests that religion and violence are often woven together in historys tapestries. Any number of religions have justified violence under certain circumstances, and others have become caught up in its processes. In the ancient world, Zoroastrianism transformed earlier combat myths into a theology of eternal apocalyptic struggle between good and evil (Cohn 1993: 114), and ancient Judaism forged a confederacy under conditions of war (Schluchter 1989: 185, 200). Early Christianity had its martyrs, and the medieval Roman church, its crusades and Inquisition. As for Islam, the close association between rulership and religion together with the principle of jihad (or holy war) as a vessel of reformation infuse politics with enduring potential for violence, écrit John R. Hall, membre du Departement de Sociologie de l Université de Californie dans Religion and Violence: Social Processes in Comparative Perspective (novembre 2001, fichier PDF en anglais) Avant de répondre à la question posée à savoir : la Foi suscite-t-elle la violence, il me semble indispensable et nécessaire, à l'aide de quelques exemples tirés notamment de la Bible et notre Tradition orale, d'analyser la notion de Foi telle que la définit le Judaïsme, explique le Grand Rabbin Alain Goldmann en introduction de son allocution La Foi suscite-t-elle la violence ?, prononcée en janvier 2002 dans le cadre de la Journée internationale de la paix. Une intervention qui se conclura comme suit : Chaque fois que nous le pouvons, nous devons nous éclairer mutuellement sur les erreurs d'interprétations possibles de nos textes sacrés, afin d'en faire l'usage le plus intelligent possible, et désamorcer à l'avance tout risque de conflit. La violence s'insère entre deux principes contraires : le respect de la vie et la tolérance. Le respect de la vie et de l'intégrité physique sont constamment invoqués par le Coran. Il est prescrit de ne pas tuer injustement (6: 151) : celui qui tue un homme qui, lui-même, n'a pas tué est considéré comme s'il avait tué tous les hommes. Cela est ainsi prescrit aux fils d'Israël (5: 32). La punition n'est autre que l'enfer (4: 91-92). Le second principe est la tolérance. Depuis le XIXème siècle jusqu'à nos jours, la pensée islamique a dû recourir à l'exégèse afin de valoriser les vertus de tolérance. De l'ensemble des versets mis à contribution, on peut dégager trois idées forces: la croyance est une affaire privée ; la prophétie est une mission de témoignage et non une volonté de domination; enfin est souligné le droit à la différence religieuse expliquent Hamadi Redissi et Jan-Erik Lane dans LIslam et la violence, un texte paru dans Dialogues Politiques (émanation des travaux de l'école aixoise de science politique). Le numéro 19 de Chemins de Dialogue, publié sous légide de lInstitut Catholique de Méditerranée (Marseille) avait pour thème : Religions, paix et violence. Le revue est disponible auprès de lInstitut. Créé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, le Centre détudes interdisciplinaire des faits religieux (CEIFR) poursuit des recherches sur les thèmes suivants : Théorie de la modernité religieuse ; Religion et politique ; Formation, transformation et transmission des identités religieuses ; Institutions, pratiques et pouvoir religieux ; Recherches en anthropologie du religieux |
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