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Samedi 16 novembre de 14 h 30 à 16h30
Troisième table ronde
politiques de la violence,
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les liens dans le texte renvoient à des extraits audio [real-audio] L'option politique
« L'amoncellement et le flux ininterrompu des images produisent, certes, de l'irrationnel. Mais ils n'en sont pas la cause unique. Le fond du problème, c'est l'absence de reconnaissance mutuelle : Israël ne reconnaît pas l'exode de 1948, la Palestine ne reconnaît pas que le peuple Juif a un lien avec la terre d'Israël. Tant que cette reconnaissance ne sera pas, on restera dans l'irrationnel ». Ainsi que cette réflexion d'Ilan Greilsamer l'augurait, le principe de la reconnaissance a occupé une bonne partie des débats de cette troisième et dernière table ronde (animée par Emmanuel Laurentin). Théo Klein a ainsi repris l'argumentation du professeur de sciences-politiques en lui adjoignant un développement d'ordre psychologique. « Ces deux peuples n'ont jamais connu de véritable souveraineté. Ils ont toujours vécu leur rapport à l'autre dans la crainte. Ils sont donc incapables de se penser eux-mêmes en acceptant d'intégrer l'autre dans leur façon de penser. Or, aucun conflit ne peut se régler tant qu'on a pas reconnu que l'autre est une partie de soi-même
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Une intervention extérieure est incontournable
Ainsi que tous les participants l'ont admis, l'option politique d'un règlement du conflit devrait d'abord prendre en compte les problématiques internes de chaque camp. « Il faudrait », a proposé Théo Klein, « arriver à créer des oppositions politiques internes à chaque pays, afin que chacun arrive à neutraliser les formations qui, bien qu'elles soient minoritaires - la droite nationaliste en Israël, le Hamas en Palestine - arrivent pourtant à imposer leur volonté à la majorité ». Sans compter que, par un effet pervers de surenchérissement du crime, chaque minorité contribue à renforcer la légitimité de la minorité belliciste adverse : toute exaction de l'armée israélienne est un argument offert au Hamas pour justifier sa politique, chaque acte de terrorisme du Hamas est un argument offert à la droite nationaliste israélienne pour maintenir sa position. Comme l'a souligné Alain Joxe, « La réalité du terrain permet toujours aux négociateurs de croire que les intentions de l'autre sont fausses ». Et, en écho aux tables rondes précédentes, Rashid Khalidi laissait s'échapper : « La haine n'est pas forcément partagée par les peuples, mais elle est certainement instrumentée par le pouvoir...» Nicolas Weinberg |
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