| Creations 2003 | |||
| Tchi Sui Ka Fu | |||
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| Tchi Sui Ka Fu, la dernière création du Bamboo Orchestra évoque les quatre éléments : la Terre, le Feu, l'Eau, et l'Air. A partir de récits alchimiques, d'écrits d'Aristote, mais aussi de textes anciens Bouddhiques, le bambou est porteur, une fois de plus, par ses sonorités singulières et mystérieuses d'un univers parfois proche du Rituel, incitant au voyage ...à la fois percutant et poétique. | |||
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| La rencontre des différentes sensibilités sur ce thème, mêlant poésie, rythmes, mystère, mais aussi humour, s'est prétée admirablement à cette alchimie musicale. | |||
| L'ambiance lumineuse du spectacle a été crée par Xavier Longo. | |||
| La mystérieuse valise lumineuse est une invention de Christian Carrignon. | |||
| La première représentation a eu lieu le 12 décembre 2003 au Théâtre de la Minoterie à Marseille. | |||
| Ce spectacle a reçu le soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Ville de Marseille. | |||
| La Presse: | |||
| BAMBOO ORCHESTRA SACRE DES 4 ELEMENTS | |||
| La nouvelle création percussive orchestrée
par le compositeur japonais Makoto Yabuki s'est appuyée sur l'eau,
le feu, l'air et la terre Nouvelle et significative étape, dans le Théâtre de la Minoterie, pour le Bamboo Orchestra avec pour thème, cette fois, un spectacle musical, en création inspiré par les quatre éléments qui forment l'homme, selon le Bouddhisme. C'est-à-dire la Terre, en japonais Tchi, l'Eau (Sui), le Feu (Ka), l'Air (Fu) sur des compositions du chef-fondateur Makoto Yabuki mais aussi de Patrick Boronat, Hamid Gribi, Pascal Mari, ces deux derniers faisant partie des toujours étonnants interprètes, avec Annabelle Cateau, Guillaume Bonnet et évidemment M. Yabuki. Série symbolique de tableaux, de scènes - Eveil de la Terre, Parcours d'étrangers, Shizuki papillons, Rinka, Hibana, Rêverie alchimique, Lucie, etc- ouvragés par des jeux de lumières et d'ombres qui ajoutent leur mystère à la magie envoûtante des sonorités. Le riche instrumentarium formé par cet ensemble percussif (bambou, métallophones, marimbas...) constitue, comme à l'habitude, un décor en soi. Et les gestes, minutieusement organisés, se transforment en autant de "chorégraphies" propres à marquer le rituel. La musique se veut respiration Le rythme, plus que jamais, devient obsessionnel, encore qu'il s'assouplisse par les interventions mélodiques (chant de la flûte, de la voix un instant). Hormis dans le Feu, un moment d'une puissance d'attaque sauvage et survoltée, la musique se veut respiration, ondulations, subtiles associations où intervient même l'archet. Sacre, sacralisation onirique de ces éléments qui régissent la vie et appellent l'incantation comme ils cèdent à l'humour. Ainsi le peintre- récitant Yoshi Torii (extraits d'oeuvres alchimiques et anciens textes bouddhiques) offrira-t-il, farceur- à l'occasion d'un don symbolique: l'oeuf... -peigne et... bigoudis à un musicien à la tête rasée! Récréation-citons aussi la valise "ardente" qui libère une poussière d'étoiles-dans un propos musical et philosophique qui, par la force inventive et les attraits du spectacle, de la cérémonie, marie superbement le rêve à l'énergie. |
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| Georges Gallician, LA PROVENCE, jeudi 18 décembre 2003. | |||