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Dernier jour à Sarajevo. Dernier billet, derniers interviews,
des phots. Rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles interviews
en ligne : Aomar Mohellebi, écrivain algérien, Nina
et Nadim, jeunes de Sarajevo, Daniel Anderch, architecte marseillais,
Rita Bonaparte, styliste portugaise, Cristina Mirandola de Modène,
Cristal Heyraud, styliste marseillaise, Anne et François
Lopez, chorégraphe de Montpellier, Emmanuel Gracia et Marie
Jo Long, cinéastes marseillaise, Nicola Papadimitriou, plasticien
d'Athènes ...
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ISarajevo.
Complexe et paradoxale.
Quelques images prises à la volée.
Dans les rues les véhicules de la communauté
internationale omniprésente : jeep kaki de la SFOR,
berlines diplomatiques, flotte de rutilantes Chevrolet blanches
de lONU flanquées dun UN pacifiant, 4x4
de lOSCE, voitures des ONG, du HCR
Dans les rues les militaires bosniens, la police locale, mais
aussi la gendarmerie française, la Sécurité
Civile
Des bâtiments reconstruits avec des financements de
lAutriche, des fondations Soros, des Emirats Arabes
Unis, de lArabie Saoudite. Une monnaie, le Deutsch Mark
Bosniens (KM), équivalent en valeur au Deutsch Mark
Allemand (DM)
Dans les rues du centre, des filles fières et filiformes
comme des mannequins, des jeunes en goguette, des terrasses
de bars bondées, des noctambules, des soirées,
des festivals
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Une communauté internationale qui autour du OHR
Office of the High Representative travaille avec les
autorités locales pour mettre en place et faire appliquer
les accords de Dayton (pour certains) ou de Paris (pour dautres).
Accords qui ont scellé la " nouvelle Bosnie " entre
bosno-serbe dun coté, bosno-croates et bosniaques de
lautre en 1995. Il en résulte aujourdhui un pays
en deux entités : la Republika Srpska dun coté,
gérée par les bosno-serbes et la Fédération
gérée par les bosno-croates et les bosniaques. Deux
capitales : Banja Luka et Sarajevo et un gouvernement central tripartite
où la présidence tournante revient tous les six mois
à lune des composantes du peuple bosnien. On ma
dit que les mots étaient importants
LOHR, la SFOR, les ONG, lIPTF (International Police
Task Force), le HCR, les ONG sont là depuis 5 ans. Ils seront
là tant quil y en aura besoin : mission de régulation,
de médiation, gestion de la complexité du système
mis en place, retour des réfugiés, retour des personnes
déplacées, assurer un environnement sain et sécurisé,
désarmement
en dautre mots agir et conseiller
pour mettre en place la paix entre trois peuples, trois religions,
entre Croatie et Serbie, Etats-Unis, Europe et Moyen Orient dans
cette zone de turbulence des Balkans que Tito avait maintenu dans
une fédération yougolsave pendant près de quarante
ans
Mais qui définit le " besoin " de la
présence de cette communauté internationale ? Et si
elle sen allait demain ? On nous dit que les choses avancent
Un million de mines encore disséminées sur le territoire,
des tensions sporadiques dans la population, hors de la ville de
Sarajevo, qui semble la plus pacifiée du pays. Des jeunes
qui majoritairement veulent partir. Ailleurs. Ils survivent ici.
Un salaire mensuel moyens à 400 KM, dans une fourchette de
0 à 2 000 DM. 60% de chômage (source SFOR), un tiers
des trois millions de bosniens qui ont fuit pendant la guerre, pas
de recensement depuis 1990. Et ces jeunes dont les paroles croisées
sont autant dappel à la mobilisation pour que les choses
évoluent, mais pas toutes dans le même sens : "
létat nous ralenti, nous empêche davancer
", " nous devons trouver nous même nos propres réponses
", " cest par nous que la situation changera ",
" il faut rester ici et agir ", " on ne peut rien
faire ici et il faut partir ".
Et Nina, 23 ans qui travaille dans lorganisation de la Biennale,
nous lâche " peut être que les génération
futures verront les choses plus simplement
".
Emmanuel
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