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Impacts de balles sur mur blanc, fils barbelés sur
le toit et collés sur la porte en fer de ce local électrique,
une affiche du " KLON ART RESISTANCE " collectif
musical et multimédia, que lon pourra voir vendredi
soir à Sarajevo dans le cadre de la biennale.
Cest comme ça à Sarajevo, les murs témoignent
de la guerre, et les habitants se laissent emporter par la
musique, la guerre est loin.
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La guerre est loin, mais rien na vraiment changé, "
des fois on se dit que cest même aussi difficile que
pendant la guerre " dit Nina, étudiante en langues.
La guerre est loin et puisque rien na changé, pas la
peine den parler.
La guerre des bombes et des snippers cétait il y a
cinq ans, aujourdhui cest la guerre économique,
chomage et no Futur. Et pourtant la culture bosniaque fait sortir
les gens dans les rues, les installent aux terrasses des cafés,
les fait déambuler sur les boulevards, glaces à la
main et jambes nues. Sarajevo ville carrefour, ville de contrastes,
ville quon rêve de quitter. Ce quont fait des
milliers de jeunes, ce à quoi rêvent ceux qui sont
encore là.
Et la biennale dans tout ça ? moi, je ne sais pas. Aujourdhui
dans la vieille ville, visite des lieux dexposition, qui font
découvrir les ruelles investies par les artisans, on sy
perd, ça sent la viande grillée, cest beau.
Le public ne se bouscule pas, les artistes cherchent laccrochage
de leurs uvres, le support dinstallation de Stéphanie
sest égaré, et Chrystale narrive pas à
savoir si ses vêtements seront là pour le défilé
de mode.
La biennale dans tout ça, pour ce soir et pour nous, cest
du théatre et de la musique, cet après midi pour Céline
et Virginie cétait art-vidéo et linterview
de Tvico.
Il fait chaud, ce que lon croyait de Sarajevo se cogne aux
réalités de la ville, déstabilisation et découvertes.
A demain, pas trop tôt, on va se coucher tard
Nelly.
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