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18 juillet 2001, Sarajevo

 

 

 

 

 

Expo de Peggy Després
Interview de Tvico, vidéaste
Interview de Cyrille Martinez
premières impressions

Interview de Stéphanie Cavaglia
premières impressions

Extraits du concert d'ouverture
issu du Workshop musique


 


Impacts de balles sur mur blanc, fils barbelés sur le toit et collés sur la porte en fer de ce local électrique, une affiche du " KLON ART RESISTANCE " collectif musical et multimédia, que l’on pourra voir vendredi soir à Sarajevo dans le cadre de la biennale.
C’est comme ça à Sarajevo, les murs témoignent de la guerre, et les habitants se laissent emporter par la musique, la guerre est loin.


La guerre est loin, mais rien n’a vraiment changé, " des fois on se dit que c’est même aussi difficile que pendant la guerre " dit Nina, étudiante en langues. La guerre est loin et puisque rien n’a changé, pas la peine d’en parler.
La guerre des bombes et des snippers c’était il y a cinq ans, aujourd’hui c’est la guerre économique, chomage et no Futur. Et pourtant la culture bosniaque fait sortir les gens dans les rues, les installent aux terrasses des cafés, les fait déambuler sur les boulevards, glaces à la main et jambes nues. Sarajevo ville carrefour, ville de contrastes, ville qu’on rêve de quitter. Ce qu’ont fait des milliers de jeunes, ce à quoi rêvent ceux qui sont encore là.
Et la biennale dans tout ça ? moi, je ne sais pas. Aujourd’hui dans la vieille ville, visite des lieux d’exposition, qui font découvrir les ruelles investies par les artisans, on s’y perd, ça sent la viande grillée, c’est beau. Le public ne se bouscule pas, les artistes cherchent l’accrochage de leurs œuvres, le support d’installation de Stéphanie s’est égaré, et Chrystale n’arrive pas à savoir si ses vêtements seront là pour le défilé de mode.
La biennale dans tout ça, pour ce soir et pour nous, c’est du théatre et de la musique, cet après midi pour Céline et Virginie c’était art-vidéo et l’interview de Tvico.
Il fait chaud, ce que l’on croyait de Sarajevo se cogne aux réalités de la ville, déstabilisation et découvertes.
A demain, pas trop tôt, on va se coucher tard…


Nelly.