Avec lui, ça part dans tous les sens. Faire coïncider
le parcours de Jérôme Bourgeix avec celui d'un graphiste
qui aurait suivi la voie royale de la pub, relève du contorsionnisme...
De décos pour des soirées, en projections expérimentales
de dessins animés ou improvisations de musiques électroniques,
c'est son cercle amical qui lui sert très tôt de
terrain de jeu. Au Bac, il improvise une installation sonore et
sauvage devant le jury, sur le principe de ces soirées
"bidouillage", avec un projecteur pour seul partenaire de performance.
Suivent, après l'école de graphisme (seule concession
faite à la vie) un décor pour un court métrage,
un passage éclair dans le monde de la presse et deux expériences
dans la création, entre Paris et Marseille.
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Libre comme l'air, avec un pressant appel du large. "J'ai des
racines partout", explique-t-il. Sept ans de sa vie passés
en Indonésie, de la famille aux quatre coins du globe,
et des valises posées à Marseille :"C'est un
port, il y a cette idée de départ", justifie-t-il.
Toujours entre deux eaux, deux pratiques : le son et l'image,
indissociables, selon lui. "La musique est une forte source
d'inspiration : depuis les musiques traditionnelles, jusqu'au
au jazz, mais j'en reviens toujours à la transe". Son
travail fait écho à cette curiosité, cette
insatiable "envie d'essayer de nouvelles choses" : photo,
collages, dessins, matière... Sans oublier la part d'absurde.
Entre deux boulots, Jérôme Bourgeix crée,
sans que personne ne le sollicite, des affiches pour de vrais
événements, qui ne voient jamais le jour que dans
son petit atelier.
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