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Accueil > Sélection
marseillaise > Peggy Despres
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1995 DNAP, Ecole des Beaux-Arts de Toulon
1998 DNSEP, Ecole des Beaux-Arts de Marseille
1999-2000 Résidence chez Astérides, Marseille
Depuis 1999 Assistante d'artistes et de montages d'expositions
à la Friche de la Belle-de-Mai
Expositions collectives
2000 Regards de femmes, Espace mode Méditerranée,
Marseille
1998 "9h02/13h24", ENSBA, Galerie Gauche, Paris
1996 Intervention vidéo durant le festival International
des Arts de la Mode, Villa Noailles, Hyères
La Femme et le Féminin, Salle de L'Aigalier, Martigues
1995 Carte Blanche à l'Ecole des Beaux-Arts, Galerie
Remp'Art, Toulon
Expositions individuelles
1997 le )'Ol(, association Ouarf, Marseille
29 ans
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1, 2, 3, nous irons au bois...
photo : Pierre-Laurent De Luca
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ARTS VISUELS
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Ne pas se fier aux apparences. Les drôles d'objets que produit
Peggy Despres ne sont pas des jouets. "L'aspect ludique dans
mon travail je l'assume, affirme-t-elle, si mes pièces
font sourire, au contraire...". Aux beaux-arts, en 1995, elle
entreprend de "poser la mesure" de son corps avec une première
pièce, "Envergure", qui décrit l'amplitude de ses
bras et jambes, un peu à la manière de Léonard
de Vinci. Sauf que son homme universel est une femme, et en tissu
: "le moyen de réfléchir à la forme",
dit-elle. Le corps débarrassé de sa matière
charnelle, en somme. Elle explique : "Au début,, je
tombais toujours dans un pathos que je ne maîtrisais pas.
J'avais envie de parler du corps, sans qu'il soit présent".
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L'année suivante, un personnage féminin se débat
encore dans une séquence vidéo avec une robe sans
issue, emprisonné dans cette enveloppe angoissante. Le
déclic viendra plus tard, en déconstruisant des
vêtements chinés chez Emmaüs. Elle défait
en se laissant guider par les lignes que d'autres ont cousues,
ne découpe jamais. En découlent des formes improbables
qui ne ressemblent plus à un vêtement, mais gardent
en elles une trace, de l'ordre de l'onirisme, de la sensualité.
A partir d'elles, c'est un glossaire qui s'est peu à peu
constitué, doté de dizaines d'objets étranges
et curieusement évocateurs. Etape suivante : reconstruction
dans des matières du quotidien, comme la fourrure synthétique,
qui renvoie immanquablement à quelque chose de familier.
Ainsi naissent entre ses mains des silhouettes imaginaires, petit
peuple mutant, calqué sur la bizarrerie de la forme humaine.
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