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> Sélection marseillaise > Laurent Terras



1992 DNAP, option art, école d'art de Toulon

1997 DNSEP, option art, école d'art d'Aix-en-Provence

Expositions collectives
2000 Arte-Marsiglia, Institut Culturel Italien, Turin

Fictionnary, Triangle France et 3015, Paris

Galerie J. Girard,Toulouse

Jour de fête, collaboration à l'installation de Gilles Barbier, Centre Georges Pompidou, Paris

1999 Mekimanipulki, performance avec Yannick Lemesle (Lorgues, festival du Gmem à Marseille)

Résidences
2000 Astérides, Friche de la Belle-de-Mai, Marseille

Triangle France, Friche de la Belle de Mai, Marseille

2001 Ateliers d'artistes de la ville de Marseille

Site internet Documents d'artistes

29 ans

 


Entropie, terraformage, usine à air.

ARTS VISUELS



"Je dis tout le temps : on fait ce qu'on peut...".

Il dit aussi que ses idées sont très simples. "J'essaie de ne pas compliquer la sauce, de toujours tout coller au sol". Les deux pieds ancrés dans la terre, Laurent Terras ne voudrait jamais donner l'impression qu'il vole au dessus de la mêlée. Ironie de ses récentes créations : elles louchent toujours vers la stratosphère. Témoins, cette fusée prisonnière d'un anneau en peluche rose, cette planète "une bombe dans le cul", au milieu d'étoiles vibrantes ou cette station spatiale productrice d'oxygène. Ces machines animées, tout droit sorties de la science fiction, font appel à des techniques plutôt sophistiquées. On est loin de l'étudiant en art qui se refusait obstinément à verser dans les nouvelles technologies et produisait des machines avec de petites manivelles.

 


"J'ai un rapport à la mécanique très primaire, entre le truc africain et l'invention XIXème", explique-t-il. Malgré le saut technologique, la dérision est toujours là, omniprésente. Il l'attribue à ce long voyage en Orient, entrepris en 1995, qui lui a donné "l'humilité et la conscience que beaucoup de gens ont des préoccupations immédiates, très différentes des nôtres". Aucun angélisme à voir là-dedans, Laurent Terras a juste l'intention de ne pas rester les bras croisés. Art engagé, s'il fallait lui trouver un nom. En vrac, il pointe du doigt l'aliénation par le système, avec sa machine à son et image "Mekimanipulki", la société de consommation, avec son combat de pokemons ("pas plus débile qu'un game boy") ou l'exploitation du Tiers-Monde avec son bidon-derrick-goutte-à-goutte titré "En attendant qu'il pleuve". Sans trop faire de bruit. Une petite musique faussement anodine. On fait ce qu'on peut.

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