Sébastien Smither, saxophoniste, 23 ans
Simon Fayolle, batteur, 24 ans
Quentin Le Roux, bassiste, 25 ans
Benjamin Smither, manager, 26 ans
Matthieu Le Roux, producteur/sonorisateur, 27 ans
Ils ne se rappellent plus d'où vient ce nom dont ils se
sont affublés, ni pourquoi cette histoire de gnomes, leur
image de marque. "On est tous petits, déjà...",
plaisante Sébastien, le saxophoniste. Sur leur premier
disque, "100% speed lutins", ils posaient, en costume, dans une
barque sur le Rhône et puis ils en ont rajouté en
s'affublant de chapeaux pointus dans les concerts. "On s'en
est débarrassé parce qu'on nous collait une étiquette
fantastique, explique Richard, le guitariste. A l'époque,
c'était tripant, avec beaucoup de flûtes, les gens
aimaient s'asseoir par terre. Aujourd'hui ils s'assoient moins...".
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Non pas qu'ils aient décidé d'envoyer la sauce,
de changer de style pour réveiller le public, le Güs
Weg Watergang, par nature, est polymorphe et perméable
à tous types d'influences. Pour illustrer, Richard s'empare
d'une guitare invisible et mime le rock "très énergisant"
qui peut aussi bien succéder à un son latino ou
pays de l'Est. Pas de paroles ou si peu. "Il n'y a rien qui
nous plaise plus qu'un joli thème joué au saxophone,
que le côté universel de l'instrument. Le texte,
ça cible tout de suite. Après, il faut faire de
la poésie... On n'a pas le désir d'être engagé,
c'est juste pas notre truc". L'histoire du Güs Weg Watergang,
telle qu'elle s'écrit aujourd'hui, a les accents d'une
belle saga rock, née d'une bande de copains, musiciens
touche-à-tout au lycée à Avignon, qui se
poursuit aujourd'hui dans les studios d'enregistrement professionnels.
Pas de leader, une étiquette "jazz rock" très approximative
: "et chaque fois qu'on sort un disque, on observe les évolutions".
Avec pour dénominateur commun, un voyage à travers
le son et les sensations.
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