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La transformation du site

Laisser les espaces respirer

Avec un potentiel architectural exceptionnel, la Friche la Belle de Mai, ancienne manufacture des tabacs, a connu, connaît et connaîtra de grandes transformations.

La transformation du site

Laisser les espaces respirer

 

Avant d'aborder les transformations urbaines et architecturales de la Friche la Belle de mai, il convient de rappeler que les 12 hectares qu'a libéré l'ancienne manufacture de tabacs en 1990 se découpent aujourd'hui en 3 espaces distincts : 
 
L’îlot 1 : Le pôle patrimoine concentré sur la conservation et la restauration d’œuvres d’art et d’archives. Etendu sur 24 000 m², il regroupe les Archives Municipales de Marseille, la Conservation du Patrimoine des Musées, le Centre Interrégional de Restauration et de Conservation du Patrimoine (CICRP), le Fonds Communal d'Art Comptemporain et l’Institut National de l’Audiovisuel Méditerranée (INA). Cet espace rassemble et valorise tous les documents qui marquent et retracent l’histoire de Marseille. 
 
L’îlot 2 : Le pôle média rassemble des entreprises du secteur de l'audiovisuel. Il offre tous les locaux et services nécessaires au tournage, à la production, à la diffusion et aux prestations techniques d'oeuvres audiovisuelles. C'est dans cet espace que se trouvent notamment les studios de la série télévisée Plus Belle la vie.
 
Ces deux îlots, qui ont déjà été réhabilités, sont indépendants de ce que l'on appelle communémment la Friche tant d'un point de vue des activités que de la situation géographique puisqu'ils se situent rue Guibal. La Friche la Belle de mai n'est donc ni le pôle patrimoine, ni le pôle média. C'est l'îlot 3 qui abrite le Pôle Spectacle Vivant dédié à la création contemporaine et dont l'entrée principale se situe rue Jobin.
 
 
La Friche la Belle de Mai, qui sétend sur 45 000 m², est un espace qui a permis un processus expérimental de transformation et dont les principes ont notamment été posés en 1995 sous la présidence de Jean Nouvel dans un Projet culturel pour un Projet Urbain.
 
En 2001, ARM architecture (Mathieu Poitevin et Pascal Reynaud) est chargée de mettre en oeuvre la transformation de la Friche.
 
Un premier schéma directeur intitulé "L'air de ne pas y toucher" est élaboré. Il permet de composer avec l'existant et ouvre à la lumière en structurant des lieux adaptés à la ville, aux 70 structures et aux 400 professionnels de l'art et de la culture installés à La Friche. Bénéficiant de l'accompagnement d'un Maître d'Ouvrage expert en la personne de Patrick Bouchain, les architectes taillent, percent et transforment la Friche. Deux autres schémas directeurs viennet transformer cette ancienne usine de cigarettes : en 2005, "L'air 2 ne pas y toucher" et en 2008, "Jamais 2 sans 3". 
 
Pendant douze ans, entre 2001 et 2013, les travaux n’ont pas cessé, suivant une logique d’intervention définie par ces trois schémas directeurs. ARM est intervenue sur la Cartonnerie, les Studios, le Campement, le restaurant les grandes Tables, le Skate Park, la Crèche, les Magasins et avant l'ouverture de la Capitale Européenne de la Culture en 2013, la Tour-Panorama.
Cette Tour-Panorama est la dernière intervention d'ARM architecture à la Friche la Belle de Mai. Elle est composée de deux entités distinctes, le Panorama et la Tour qui se rejoignent en hauteur sur une terrasse aérienne (7.000 m²) et offrent une vue magnifique sur Marseille.
Le Panorama est un nouvel équipement de 475m², unique à Marseille par sa capacité d’accueil d'oeuvres contemporaines de grande hauteur. La Tour est la réhabilitation d'un bâtiment industriel du XIXème siècle qui offre cinq étages de grands plateaux d’exposition (670 m2) et un vaste espace d'accueil (225 m2), une librairie et des commerces. Un parvis au quatrième étage le relie à la " terrasse aérienne " et à son belvédère, le Panorama.
 
En 2013, pour la Capitale Européenne de la Culture, la Friche la Belle de mai est prête à accueillir les plus grandes expositions, les plus beaux spectacles de danse, les plus impressionnantes pièces de théâtres et elle devient un morceau de ville et un espace public, après ces années de transformation.
 
Maitrise d'œuvre : ARM Architecture 
Architectes : Matthieu Poitevin, Pascal Reynaud, Clotilde Berrou
 
Maitrise d'ouvrage : SCIC SA BELLE DE MAI

 

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