Présentation

Un projet culturel pour un projet urbain

Ou comment la Culture fabrique de l’espace urbain, du développement économique et social

L’ancienne Manufacture de tabacs du quartier de la Belle de Mai, à Marseille, est devenue en deux décennies un espace d’expérimentation unique...

L’ancienne Manufacture de tabacs du quartier de la Belle de Mai, à Marseille, est devenue en deux décennies un espace d’expérimentation unique. 45000 m² dédié à la création et à l’expérimentation artistique contemporaine qui se veulent complètement connectés aux enjeux politiques, économiques et sociaux de leur environnement, qu’il soit immédiat (le quartier, la ville) ou lointain (la France, le monde…).

Dès le début de son histoire en 1992, la Friche la Belle de Mai aspire à être en prise directe avec son quartier - dont elle a pris le nom - avec sa ville, avec sa jeunesse… Au-delà des activités artistiques qui sont au cœur de son projet, elle souhaite - à partir de la culture - « rendre » au public cet immense territoire, le partager, en faire un lieu « commun » en référence au « champ communal » des fêtes, des foires et des rassemblements du village ancien. Autrement dit, en faire un lieu de vie aux multiples usages en continuité avec ceux de la ville. 

 

Outre les espaces dédiés à la création artistique que sont les espaces de travail (ateliers d’artistes, bureaux pour les opérateurs artistiques) et les espaces de diffusion (salles de spectacles, de concerts, d’exposition), La Friche propose des lieux ouverts comme le skate park, les espaces jardinés, le marché paysan, un restaurant…et même une crèche pour les bébés du quartier !

 

La Friche affirme le rôle prépondérant de l’art et de la culture dans la construction de la Cité : les artistes et les projets artistiques sont des acteurs à part entière du renouvellement urbain. Ils offrent une vision critique, « décalée » et régénératrice de la réalité, anticipent les mutations de la ville, empruntant d’autres récits que ceux des logiques économiques et des réglementations. Ils éclairent sous un autre jour les questions de circulation, de déplacement, de décloisonnement et de mixité.

La Friche affirme enfin la culture comme une “économie” et non comme “une exception”. Pour elle, ladite culture est inévitablement un facteur de développement. Un développement qui est à la fois économique et social : Economique parce que la culture est un marché où l’on achète, on vend dans une démarche certes non productiviste mais économique tout de même. Et social parce que la culture est un espace où se posent aujourd’hui, en des termes politiques, les questions essentielles de notre société.

Info