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"ESSEBAGHINE,
ce n’est qu’un regard"
Exposition proposée par l'association Immeuble Berluc
• Le projet
• Les artistes
Le projet
Plus
qu’un groupe rassemblant huit plasticiens vivant à
Alger, Essebaghine est un manifeste.
Autour des préoccupations quotidiennes de la vie, avec ses
joies et ses drames, Noureddine Ferroukhi, Ammar Bouras,
Hellal Zoubir, Jaoudet Gassouma, Meriem Ait El-Hara, Kheira Slimani,
Karim Sergoua et Adlane Djeffal se sont réunis.
Le nom, Essebaghine, en porte le sens puisqu’il traduit l’affirmation
d’une fonction sociale : celle du «peintre en bâtiment»
ou artisan peintre marquant ainsi toute la distance et la dérision
vis-à-vis des références établies.
Sans choix esthétiques autres que ceux de la liberté
de faire et de la prise de parole de l’urgence, ils réinventent
à chaque fois une démarche plutôt que d’aller
vers une finalité.
Depuis la création d’Essebaghine en décembre
2000, ils ont déjà réalisé huit expositions.
Le moteur d’Essebaghine est, après dix années
meurtrières de solitude et d’exil, de sortir du ghetto,
de s’exposer, de se mettre en œuvre, d’aller à
la rencontre du public. Artistes phares et provocateurs, ils bousculent
l’ordre établi.
L’immeuble Berluc : situé à
Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence, c’est un nouvel
espace associatif. À la fois lieu d’accueil pour des
artistes en résidence et espace d’expositions, il a
également pour objectif de mener des actions culturelles
définies en développant une mise en réseau
de moyens et de compétences humaines.
Les artistes
Noureddine
FERROUKHI
Il met en scène ses œuvres comme des mosaïques
miniaturisées, un patchwork culturel d’éléments
empruntés à notre imaginaire. Entre kitsch et
fétichisme, des personnages insolites peuplent son univers
coloré de rose tendre et de douceur diffuse. Précieux
et minutieux dans le choix de ses matériaux, il reste
fidèle à cette préciosité qui fait
sa signature. |
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Ammar
BOURAS
Entre la peinture photographique et la photographie peinte,
surgit un personnage : fauve, balafré de couleurs violentes,
traversé de sons et de sang, il observe, à travers
des fenêtres inattendues, des paysages sombres. |
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Adlane
DJEFFAL
Il vit tranquillement son art, construisant la réconciliation
des formes, des couleurs, de la composition, travaillant dans
la discrétion à l’élaboration d’une
harmonie paisible. |
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Zoubir
HELLAL
Son attrait pour la dérision cache comme l’arbre
la forêt, un esprit rationnel et réfléchi.
Le pastiche de l’histoire de l’art, l’ironie,
le détournement volontaire, alimentent en permanence
son œuvre qu’il mène avec persévérance
et opiniâtreté, imperturbable. Chez lui l’ironie
est calculée, composée, colorée. |
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Djaoudet
GASSOUMA
Dans son graphisme nerveux et tourmenté habitent des
personnages filiformes, disloqués, des conflits, des
hésitations derrière lesquelles se profile la
profonde fragilité de l’artiste en proie à
des déchirements intérieurs. |
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Meriem
AIT EL-HARA
Brandissant sa passion à bout de bras, la sensibilité
à fleur de peau, elle pratique son art avec un sens inné
de la matière. Oublieuse du temps qui passe, elle confond
les matières végétales, animales, minérales,
néant des toiles qui ne le sont pas, plus proche d’un
« arte povera », d’une œuvre éphémère…
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Karim
SERGOUA
Refusant le discours, il pratique l’art comme une activité
originelle de l’homme. Travaillant les signes comme symboles
premiers de l’existence de l’homme, les associant
à la présence disloquée de celui-ci, il
les répète inlassablement. |
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Kheira
SLIMANI
Elle décline la forme de la pomme à tous les temps
; tantôt imposante, tantôt diminuée, elle
marque sa peinture, refus de l’accusation originelle.
Sa peinture aux grands formats, aux larges pans de couleurs,
est chargée d’une clameur sourde, celle de l’affirmation
de soi. |
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