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Jonctions : expressions algériennes
contemporaines
• Portrait
d’un artiste exilé
• Jonctions, un projet en 5 espaces
• Eclairage sur la figure “Ouin Machi
?” / “Où vas-tu ?”
Portrait d’un
artiste exilé
Figure parmi les plus importants artistes algériens contemporains,
Denis Martinez est né à Mars-el-Hadjadj, près
d’Oran, sœur jumelle de Marseille.
Enseignant à l’Ecole d’Art d’Alger jusqu’en
1994, il est fondateur avec Choukri Mesli, du mouvement “Aouchem,
Signe & tatouage”.
Exilé à Marseille depuis 1994, il enseigne à
l’Ecole d’Art d’Aix-en-Provence et a été
l’initiateur de plusieurs manifestations artistiques en France,
dont (à la Friche la Belle de Mai en 1995) “Zerda I”,
manifestation d’artistes algériens contemporains ou “Expressions
algériennes contemporaines Méditerranée 2000”
à Aix-en-Provence.
Peintre et poète, Denis Martinez déborde la toile, vers
le mur, la fenêtre, la porte, semant ses points, ses flèches,
ses polygones, ses lézards et ses textes poétiques ;
il met en scène son travail, multiplie interventions d’artistes
et d’artisans, musique, danse, cortège rituel.
Jonctions, un projet
en 5 espaces
Voyage à la rencontre de la pluralité des formes d’expressions
artistiques algériennes, “Jonctions” s’appréhende
comme un itinéraire proposé par Denis Martinez au travers
d’une installation sur plus de 1000 m2 répartis en 5
espaces / escales.
PEINTURE & ECRITURE
Espace
consacré aux œuvres de Denis Martinez, d’avant et
pendant l’exil : oeuvres posées et intégrées
dans le lieu, reliées à des textes personnels, sur de
grands formats, plastiques, tapis, couvertures (voir un détail
ci-contre) …
Fruit d’un travail in situ, l’écriture circule
à travers les œuvres et les murs, à laquelle répond
une installation sonore de Julien Hokim.
TILIWA, les sources
- DECORS MURAUX traditionnels de Timimoun et de Kabylie : travaillés
sur place, un mur d’argile rouge sculpté de décors
en relief dans la tradition zénete, par Mohamed Salem
Amirouche de Timimoun, ville palmeraie du Gourara, dans le
sud algérien, un autre mur d’argile rouge avec des giclures
de chaux blanche par le même artisan, un mur peint dans le style
des Maatkas, région de Kabylie, par Chabha Mouzarine
et Sadia Malek.
- LES AGHENDJAS de la procession.
- INSTALLATION de Noureddine Ferroukhi qui rend hommage
à la doyenne du raï traditionnel Cheikha Rimiti.
- “LE PALMIER”, texte en arabe - hommage a Abdelkader
Alloula - de Zineb Laouedj mis en espace de Denis
Martinez.
EL HALQA
Cercle d’expression sur la place publique, figure symbolique
tracée sur le sol, El Halqa propose plusieurs rendez-vous échelonnés
dans le temps : une intervention chantée de Miloud Benbarek
à la mémoire d’Abdelkader Alloula, des textes
personnels de Denis Martinez accompagnés de la flûte
et du bendir, la performance “Toulouile” conçue
par Denis Martinez avec Julien Hokim et une vidéo de Hannia
Zaazoua.
LA FENÊTRE DU VENT
Installation permanente “La Fenêtre du Vent” de
Denis Martinez avec une vidéo de Jean Phan
et Dominique Devigne.
Cet espace accueillera aussi des regards témoins sur le travail
de dessin éphémère sur sable de Denis Martinez:
- une vidéo permanente intitulée “Ouin Machi ?”
de Jean Phan et Dominique Devigne
- une exposition photo d’Ammar Bouras
Cette installation accueillera trois moments forts :
- la projection de « L’oasis de la Belle de Mai »,
de Jean-Pierre Llédo.
Ce film a été tourné en 1995 à la Friche
à l’occasion de la manifestation “Zerda”.
Après plus d’un an d’exil, Denis Martinez retrouvait
ses anciens élèves des Beaux Arts d’Alger éparpillés
depuis peu en France...
Regard d’un cinéaste lui-même contraint à
l’exil et autre amoureux fou de l’Algérie.
- la performance de Denis Martinez, “La Fenêtre du Vent"
avec la participation du poète Mahfoud El Ayachi,
du groupe El Hillal Karkabou et du public qui pourra
lancer un soupir, un chant, des mots, des gestes, des silences à
ceux qui sont loin ou disparus…
- la projection du film de Boualem Aissaoui : “Denis
Martinez, La fenêtre du vent”, Alger 2002.
EL MISSA
Sous le signe de la musique, de la poésie et de la convivialité,
El Missa sera l’espace de rencontres, le café : expositions,
rencontres-débats, interventions poétiques, lectures
et aussi présence de la Maison du livre, avec le CIDIM
et le Cercle Culturel Méditerranéen
et Radio Grenouille 88.8 FM qui proposent des rencontres littéraires
avec des auteurs, éditeurs et artistes.
El Missa est aussi le lieu du “Royaume du Couscous” :
thé, café, spécialités et ambiance algéroise
animé par Zouhir Khelfi.
Eclairage
sur la figure “Ouin Machi ?” / “Où vas-tu
?”
Le “Khatem khomassi”, polygone étoilé à
cinq branches, est un des sceaux magiques utilisés pour certaines
pratiques géomantiques par les nomades sahariens, notamment
chez les touaregs.
Figure emblématique placée au centre du cercle chez
Denis Martinez, on retrouve là les références
à la “Halqa” (le cercle) de Abdelkader Alloula,
“le cadavre encerclé”, “Le Polygone étoilé”,
“Nedjma” “le cercle des représailles”
de Kateb Yacine.
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