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DISTRIBUTION
Scénographie : Wladyslaw Znorko
Musique Originale : Phil Spectrum
Univers Sonore : Olivier Martin
Lumière : Richard Psourtseff
Constructions décors : Espace & Cie
Plateau : Jean-Jacques Witz
Avec : Nathalie Conio
Christophe Croullebois
Marie Démon
Patrice Goubier
Florence Masure
Phil Spectrum
Irina Vavilova
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Spectacle en 2 temps :
>>
La journée : dans les quartiers de la
ville, rendez-vous publics et gratuits autour du bus-marin
(horaires et lieux à
confirmer)
>> Le
soir : représentations
en salle:
- Du 29 janvier au 4 février 2004 à 20h /
(relâche le 1er février) au Théâtre
Massalia à la Friche la Belle de Mai à Marseille.
Rens. : 04 95 04 95 70
- Les 10 et 11 février 2004 à 20h30 au Théâtre
des Salins, Scène Nationale de Martigues
Rens. : 04 42 49 02 00
- Les 13 et 14 février 2004 aux Quatre Saisons
du Revest au Revest les Eaux (Var)
- Le 8 avril 2004 à la Maison
de la Culture de Nevers et de la Nièvre à Nevers
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La Gare Franche
7, chemin des Tuileries
13015 Marseille - France
tél : 33(0)4.91.65.17.77
fax : 33(0)4.91.65.17.78
cosmoskolej@free.fr
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THÉÂTRE
- CRÉATION
Du
29 janvier au 04 février 2004
à la Friche La Belle de Mai
KOURSK
un spectacle de Wladyslaw
ZNORKO
PRÉAMBULE
Si son nom sonne comme une exclamation de bande-dessinée,
il est désormais associé à un désastre
spectaculaire,
car une disparition corps et biens alimente nos fantasmes à
un degré bien supérieur à une catastrophe
dite visible.
Peu de temps après le naufrage,
jai annoncé à mon voisinage le désir
de mettre en image le conte du Koursk ; la réaction a
été surprenante.
Chacun se sentait concerné dune manière
ou dune autre et je pouvais sentir dans les paroles, dans
les regards, une flamme lyrique rare.
Les gens sétaient appropriés dans un total
silence ce drame comme emblème de leurs
épreuves du quotidien, de leurs deuils ou simplement
comme on dit : de leurs ptites
misères et lidée den faire un
conte théâtral les bouleversait.
Ce sont leurs encouragements, leurs conseils et leurs idées
qui mont convaincu de tenir le cap.
Quils en soient remerciés.
Avec le temps, je me rends compte que cet accident a laissé
des failles dune diversité inouïe dans nos
chairs peut-être parce que ce qui semblait, sinon indestructible
tout au moins costaud, se disloque soudain avec une désarmante
facilité.
Je ne parle pas seulement dun sous-marin, dun empire
ou dune pensée mais aussi de la cocotte-minute
ou la friteuse garantie à vie qui dans notre
propre cuisine attend son tour.
La première stupéfaction passée, quel autre
recours avons-nous que de rire de notre propre naïveté
et de chercher parmi nos proches, à travers des larmes
équivoques, un regard de tendresse afin que ce rire ne
soit pas un rire de démence, mais de complicité,
et de détermination à faire un pas de plus avec
nos contemporains.
Une dernière chose : lidée du conte est
une idée vaste.
Avec KOURSK, je nhésiterai pas un seul instant
à travailler à la fois dans des sites urbains
et dans un théâtre, avec du texte, de la musique
originale en direct, un univers sonore,
des images vidéographiques et cinématographiques.
Tout ce bric à brac nayant pour seul but que de
reconstituer la poésie aussi rugueuse soit-elle.
Wladyslaw ZNORKO
KOURSK
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LES CIRCONSTANCES :
--- début de transmission ---
12/08/00
Mer de Barens
Manoeuvres de la flotte russe du Nord
Un SSGN s'échoue par 100 m de fond
Cause du naufrage : inexpliqué
Sauvetage de l'équipage (118 hommes) : échec
--- fin de transmission ---
Le samedi 12 août 2000, vers 11h30, le sous-marin Koursk
en manoeuvres dans la mer de Barens et qui était en immersion
à une profondeur de 11 à 20 mètres a été
victime dune
collision très violente selon le vice-amiral
de la flotte du Nord.
Une voie deau est ouverte et le sous-marin sombre au fond
de la mer. Suit une explosion de forte puissance dans
la salle des torpilles qui détruit lavant du bâtiment
provoquant la mort immédiate de la moitié de léquipage.
Masquant leur panique par larrogance, les membres de létat-major
déclinent laide spontanée de la marine norvégienne,
anglaise et américaine avant de sapercevoir tout
à coup létat
dimmense délabrement de leur marine et labsence
de moyens de sauvetage adaptés aux grandes profondeurs.
(On recompte laddition, le résultat est sans appel
: il ny a que deux plongeurs pour les grands fonds, un pour
le Pacifique lautre pour le Nord)
On bégaye, on hésite, on se contredit aussi on craint
pour son poste, on accuse lautre,
on cherche le président : il est en vacances!
On sait maintenant quune fuite de carburant de propulsion
dune torpille aurait provoqué une réaction
avec le métal. Cette réaction explose sous leffet
de la pression.
Nos pires craintes ont été confirmées,
lit froidement sur son papier le Vice Amiral, tous les compartiments
du sous-marin ont été inondés et aucun membre
de léquipage na survécu.
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