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L’international, le local moins les murs, tous les murs... (mai 2009)
L’international, le local moins les murs, tous les murs... Je ne sais plus qui a dit ou écrit cela. Je sais que c’est l’axe de nos envies, de nos réalités, de nos ambitions internationales. Que nous n’avons jamais imaginé pouvoir faire autrement.
Les enfants des spectacles Massalia, les jeunes d’ateliers ou de concerts, “les hypothèses et tentatives d’artistes”, comme nous disions, vivent et essaiment, tentent et échangent, expérimentant des réalités complètement immédiates et concrètes, et dans le même temps, se projettent bien au-delà de leurs sites, de leurs quartiers, de leur ville.
La pensée et les rêves même éveillés, ne s’imaginent pas de frontières ni de limites dans le temps. Tout juste quelques notions de temps, celles des éloignements à vaincre, à gérer. Raconter quelques unes de nos histoires, quelques uns des morceaux de cette galaxie de projets, et c’est ce que propose le dossier du journal.
On verra ainsi que si la Méditerranée anime nos amitiés internationales, personne à la Friche n’a de raisons à l’enfermer dans une conception étroite : les continents et nos amitiés peuplent nos projets.
Si la Friche reste un formidable outil d’affirmation d’une ambition de Capitale Culturelle que l’on souhaite totalement inédite, c’est peut-être parce qu’elle n’entend pas voir limiter ses ambitions et ses réalités aux temps ou aux frontières. Il y aura un “après Capitale Culturelle”, et la “culture méditerranéenne” parcours bien des continents.
Au-delà des péripéties “politiques” - a contrario, on saluera le silence des opérateurs professionnels -, le projet 2013 devra bien dire tout cela, et on pourra lire ici combien les projets de la Friche, ceux de ses résidents s’inspirent de ces évidences.
En tout cas, quand la crise tente d’étouffer l’imagination et les désirs, comment soutenir les projets des artistes en respectant les exigences vitales de la gestion : finalement, peu de gens savent que l’histoire de la Friche est pleine de difficultés qu’il a fallu dépasser en inventant des modes parfois inédits de gestion, de fonctionnement de ces économies fragiles qui sont notre lot.
C’est aussi cela que les expériences de la Friche ont finit par fonder : une capacité à réagir et à inventer ce qu’il faut pour refuser de subir, pour continuer à forger des savoir-faires et des processus dignes d’une véritable Capitale Culturelle de l’Europe.
C’est sans doute cela les raisons de sa pertinence dans la course à la nomination. C’est cela qu’elle met en jeu d’ores et déjà pour préparer et accueillir les événements de 2013 et ce qu’ils pourront fonder.
Philippe Foulquié Mai 2009
Lire les éditos précédents :
Changeons les systèmes ! (novembre 2007)
Réfléchir, composer, imaginer... (avril 2007)
La culture et le droit, et les mots... (octobre 2006)
Edito avril 2006
Edito, novembre 2005
Edito, mai 2005
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