Les partenaires
 

 

 

Prendre le temps et l’habiter,
Les dernières heures des rencontres internationales ont été intenses et placées sous le signe du temps, de l’échange et de l’avenir.
La figure de feu d’Aminata Traoré a incarné plus particulièrement ce que fût la dernière journée. L’ancienne ministre de la Culture du Mali a placé haut la barre des exigences collectives en rappelant que « nous sommes tous invités à écrire une nouvelle page de l’histoire du monde » par le travail de la culture en priorité. Si son propos était bien sûr nourri de la réalité de l’Afrique tout entière, dans ses forces et ses douleurs, il a posé résolument à Marseille, comme à Porto Allègre ou Bamako, l’absolue nécessité d’entreprendre une réflexion et une action qui permettent la ré-appropriation culturelle des Africains par et pour eux-mêmes. Elle soulignait ce faisant à quel point le contenu des démarches des friches où qu’elles soient, quelles qu’elles soient, pouvait être ce terreau, cette source féconde de nouveaux rapports d’équilibre entre anciens colons et colonisés.

Le temps, sa rareté, sa valeur, invoqué en début des Rencontres, est revenu en force, transporté un peu plus loin encore par Moïse Touré. Le poète et metteur en scène a insisté sur le luxe qu’il représente et l’importance qu’il revêt dans les processus de création. Revisiter d’abord et avant tout projet partenarial les termes de l’échange qui vont pouvoir être mis en œuvre par leurs protagonistes, voilà une deuxième invitation claire et exigeante qui a traversé les propos de tous ceux qui se sont exprimés la dernière matinée.
Envisageant en termes contrastés le potentiel de transformation vers un monde plus juste dans les différentes régions du monde, la nécessité de réinventer perpétuellement les démarches portées à l’intérieur des friches et d’en faire les instruments rigoureux de transformations sociales et politiques a été exprimée par chacun à sa manière.
Les Rencontres internationales, Nouveaux Territoires de l’Art, auront dégagé un horizon possible avec la friche comme métaphore du lieu et du temps que nous habitons aujourd’hui ! Une friche peut, à l’instar du réel ou de la page blanche, être l’Afrique tout entière en advenir ou bien l’Europe en apathie politique, l’institution à transformer comme la marge à cultiver,…
En somme, nous nous sommes quittés sur l’exigence d’une humanité à inventer toujours par le poème, et à ne jamais séparer de ce qui fait communauté. Belles perspectives. Tout reste à faire, ici, ailleurs, dans le présent d’abord.

Claudine Dussollier


   

 
Afin de comprendre ce que sont les nouveaux territoires de l’art, le meilleur moyen est encore de s’y rendre c’est à dire… de s’ouvrir à eux.

Plusieurs approches sont possibles pour effectuer ce travail et le programme de ces trois journées ambitionne d’en passer le plus grand nombre en revue. Mais aussi d’en débattre.

Les comptes-rendus des tables rondes et des ateliers rondes établis par Nicolas Weinberg, Alix de Morant, Naly Gérard, Fred Khan et Eric Fourreau

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Les monographies, qu’esaco ?

18 monographies, 18 témoignages directs de contextes culturels, d’expériences et de démarches artistiques issues du monde entier. Écrits sur le vif, ces textes ont en commun de présenter des cultures vivantes, profondément ancrées dans des réalités locales qui interrogent les enjeux artistiques contemporains dans leur globalité.
Face à des contextes locaux en profonde mutation, de domination et même de guerre, les auteurs décrivent des démarches culturelles, des projets artistiques et des artistes acteurs de leur monde, intervenants dans les débats de société, engagés parfois dans des luttes, des tentatives de résistance à des changements brutaux. De ces diverses démarches et contextes émergent néanmoins des productions artistiques remarquables.

Fabrice Raffin

>lien carte des monos du monde
 


 






 
Michel Duffour et Claude Bartolone
présents aux Rencontres

« Quand, pour tout l’art du monde, on se donne rendez-vous dans un port, le regard porté sur le monde lui-même ne peut plus être, je crois, tout à fait le même ».

Michel Duffour
secrétaire d’Etat au Patrimoine
et à la Décentralisation culturelle
Mission interministérielle dédiée aux lieux intermédiaires


« Cette rencontre est un point de départ historique pour revisiter les concepts de la culture au regard des évolutions de notre société urbaine ».

Claude Bartolone
ministre délégué à la Ville
Mission interministérielle et accompagnement
des lieux intermédiaires

Recherche et Territoires de l’art
Les chercheurs en sciences sociales, très mobilisés sur les thèmes traités, ont échangé à l’occasion d’un apéro débat des enjeux de ces nouvelles pratiques artistiques dans la cité.
Retrouvez les grâce au compte rendu établi par Ghislaine Garin-Ferraz !

Ressources
Le point de vue de Paul Virilio, Philippe Sollers, Toni Négri et Nicolas Bourriaud, Philosophe
Quelques repères bibliographiques réunis par Laetitia Lafforgue.

   
 

 
Renseignements / informations
+33 (0)4 95 04 95 04 / www.lafriche.org / www.culture.gouv.fr
 
 




accueil / inscription / contributions / programme J. 14 - V. 15 - S. 16

 


« Le vidéomaton vous tire le portrait… pas comme on tire sur sa propre armée, mais plutôt comme on tire une photographie pour faire apparaître une image, un visage. Ajuster le « tir » pour peindre votre portrait, comme celui de l’homme de la rue ou de Dorian Gray. »

Le vidéomaton des Rencontres, mis en scène par Denis Cartet, a permis de diffuser le portrait de : Yann Kersalé , Mamadou Konté, Roger Assaf, Issam Bou Khaled, Marilyn Bell Douala, Oumar Sall, Marko Rehn, Brigitte Cirla, Nicolas Frize, Françoise Léger, Jacques Pasquier, Douda, Lamartine, Mark Etc, Madeleine Chiche, Sylvain Djache Nzefa, Nicolas Bissi, Koudbi Koala, Mathias Woo, Klaomard Yipintkoï et Ahmad El Attar.

La réalisation des vidéomatons est assurée par Denis Cartet, avec Medhi Benchirk et Nathalie Richard.

>voir les vidéomatons



À vos oreilles !

Radio Grenouille à travers trois magazines originaux

jeudi 14 février : L’évolution de la figure de l’artiste,
avec Philippe Foulquié, Nicolas Frize, Mark Etc et Koudbi Koala ;

vendredi 15 février : Culture et mondialisation,
avec Jacques Pasquier, Silva Lamartine, Miloud Oukili et Sabine Schebrak ;

samedi 16 février :
Les nouvelles stratégies de la production artistique en Afrique,
avec Marylin Douala Bell, Koulsy Lamko, Nicolas Bissi et Fernando Alvim.

Pour suivre
et partager
paroles et émotions

 



Découvrez les présentations de lieux et projets des artistes et opérateurs du monde entier présents aux Rencontres, mais aussi des contributions et des réflexions qui vous permettre de rentrer en rapport avec les intervenants.

De quoi nourrir la réflexion et vous donner envie d’intervenir vous aussi. Vous pouvez le faire
en nous adressant vos contributions ou vos questions par mail par le forum.