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Catherine
Grout
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Texte général
de présentation
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" Les effets dune globalisation se remarquent depuis déjà de nombreuses années, néanmoins, on peut se demander si lon peut croire à une uniformisation de nos manières dêtre et de se déplacer dans un espace donné. Larchitecture et lespace urbain sont des constructions élaborées à lintérieur dune culture, faites dinvention, de transmission et de contingence. Nos habitations, aménagements et infrastructures sont des spatialisations de nos pensées et de nos structures mentales qui nous prédisposent au même titre que le langage. Ainsi, notre manière de nous mouvoir, notre relation aux autres et aux choses sont en grande partie déjà "inscrites" dans des schémas historiques, culturels, sociaux et économiques. Pourtant en même temps, nous ne sommes pas imperméables au monde qui nous entoure : les schémas nexpliquent pas tout, ne dirigent pas tous nos faits et gestes, par exemple, les caractéristiques du lieu (sa lumière, son atmosphère) entrent en jeu. Nous faisons lexpérience des êtres et des choses au fil du temps et des événements. Pour la troisième biennale dEnghien-les-Bains, le thème est mobilité, architecture. Lidée initiale est double : en dehors du fait dêtre soumis à lentropie et à la destruction, nos habitations ainsi que le monde que nous construisons sont traversés, pris dans le mouvement de la lumière et de nos déplacements. Par ailleurs, des rencontres inopinées modifient nos trajets. Linattendu est ce qui fait de notre vie autre chose quune répétition sans fin. Nous élaborons des itinéraires plus ou moins souples comme autant de narrations urbaines. Autrement dit, lespace est indissociable du temps et des corps. Présences dans la vie de tous les jours, les uvres ont la capacité dapporter létonnement dans la ville et de modifier notre relation intime vis-à-vis du quotidien. Elles furent dès lété 1999, (avec les "Pyramides elliptiques inversées roses" de Fabien Lerat et "Petits commerces avec ", embarcation de Lin Yi-Nian et dAlexandra Sa) des rencontres à léchelle humaine, des surprises inopinées dans la rue et sur le lac, des propositions de regards et de sensations, des uvres à porter et à goûter. En 2000, elles susciteront des expériences sensibles et physiques touchant aux lieux, à la mémoire de notre corps touchée autant par un volume que par des couleurs (photographies de Candida Höfer, "Habitation hélicoïdale" de Fabien Lerat), au mobilier (le "banc des amoureux" de Pierre Picot, "les Tourniquets dEnghien" de Veit Stratmann, les fontaines "Lave-Yeux" de Jacques Vieille), à la représentation de la ville et de ses quartiers ("Cyclobox" de Lin Yi-Nian). Elles seront des événements ponctuels, dispersés dans la ville, des rencontres à léchelle des habitants ("Gosty" de Boris Achour), voire des propositions dexpérimentation dun espace de jeu ("Balagan" dAlexandra Sa et le "Mobil art" de François Durif). Pensées dans le mouvement urbain, apportant leur rythme propre, elles inciteront à la découverte de soi et des autres et ce au milieu de tous. Ainsi, dans lévénement de leur expérience, elles seront des moments pour la réalité de lespace public. "
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bibliographie
textes parus
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accueil / inscription / contributions / programme J. 14 - V. 15 - S. 16 |
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