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Réactions
Art et territoire en recherche de public et
de ses mots
Deux jours de colloque et resurgit une opposition
entre participants sur une terminologie prolifique : arts, culture, artiste
et action culturelle public, gens, population ou habitants
territoire ou espace. Rien que des mots qui renvoient chacun à
des « phantasmes ». « Au début, cest très
clair et puis, plus on en parle, moins on sait quoi en dire » dixit
Jacques Livchine. Par exemple, dans latelier intitulé «
Le rôle des publics ».
Les politiques institutionnelles arborent le grand mot-concept de «
démocratie culturelle », quand leurs politiques de participation
des publics ne font plus recette. Alors que dans les friches, les artistes
se questionnent sur un public acteur du processus de luvre.
Si le territoire commun abandonne ses frontières et souvre
sur un espace public, comment le public-citoyen pourra-t-il échanger
sa parole avec le boucher-citoyen, lartiste-citoyen, le voisin-citoyen
?
Comment faire naître le débat, et le conflit nécessaire
pour casser les consensus mous, les compromis ? Restera-t-il une place
aux intervalles daction et de parole, garants de lexpression
et de lidentité de chacun sur des questions environnementales,
artistiques, humanistes ?
Si les Rencontres sur les nouveaux territoires de lart amènent
la question dune nouvelle époque de laction culturelle,
il serait regrettable domettre ces enjeux sociétaux cruciaux
que sont la parole et le débat public.
Stéphane Daniel
étudiant ARSEC / Lyon 2.
Reconnecter art et politique
Hypothèse pour notre journée
de demain samedi : artistes et porteurs de projets, autant que faire se
peut, merci, si vous évoquez vos expériences, projets, initiatives
,
de le faire dabord pour illustrer un propos, une idée, une
perspective, des éléments de réponse à des
interrogations communes. On me dit que ce nest pas propre au monde
de lart : la prise de parole tend à combler le grand manque
dexistence, de reconnaissance, de légitimité, je fais
peut-être pareil avec ces lignes
Pourtant lincroyable, pas très acceptable, cest que
le politique professionnel prend davantage de risque en exposant son propos,
et le chercheur, lintellectuel, le sociologue interpellent davantage
en posant les questions. Comment éviter les (forcément)
interminables exposés, comment ne pas piéger ces Rencontres
dans les auto-promotions successives ?
Modérateurs et animateurs : merci daider les intervenants
à problématiser leurs histoires, à se dégager
des particularismes, puisque cet enjeu des friches, je crois, réactualise
la connexion entre lart et le politique, où lartiste
nexpose pas seulement, mais interpelle, nous brasse et nous réveille
un peu. En qualité et en spontanéité, la participation
pourrait gagner pas mal là où la communication devrait lâcher
un peu.
Florence Ralaimongo
Des aventures
à formater ?
Ces expériences, projets, lieux, friches pourront-ils être
des espaces où la culture et lart ne se laisseront pas assigner
à des identités bloquées ? Sauront-ils survivre aux
enjeux et aux projections parfois contradictoires entre visées
des collectivités territoriales et intérêts politiques
nationaux, entre stratégies (ou refus de stratégies) des
différents acteurs de terrain - artistes ou porteurs de projets
-, placés dans un panier commun même quand leurs différences
sont fondamentales ?
Chacune des expériences pourrait avoir sa place particulière
dans un processus où lhumain comme individu, non tronçonné
entre ses capacités dêtre créateur, dêtre
social, dêtre relationnel, serait pris en compte.
Ce mouvement (rapport Lextrait commandé par Michel Duffour, colloques,
etc.) annoncera-t-il une mise sous « label » dont la force
centrifuge ramènerait certains dans un bercail en voie de sclérose
et en exclurait dautres ? Osera-t-il poser quelques jalons en affirmant
quil est urgent de prendre le risque dune dynamique vivante
qui serait peut-être une (des ?) nouvelle(s) forme(s) de laction
culturelle ?
Gisèle Bertrand
étudiante DESS, ARSEC / Lyon 2
Lurgence
africaine
Des tous les maux (mots) présents
dans lespace du colloque, je retiendrai les formidables expériences
présentées par les représentants de lAfrique
: la reconversion du Centre culturel français de Kinshasa, les
dyslexies des territoires blancs/noirs en Angola, les espaces de liberté
sacrifiés au Mali. Ne nous perdons-nous pas sur le terrain de représentations
parfois floues : nomadisme, identité, alternative culturelle, friche
? Là où ces militants artistiques nous en renvoient la perte
de sens, dans la mesure où il sagit dabord pour eux
de lexpression urgente de la culture
« Allumer des feux au Cameroun », disait Marylin Douala Bell.
Ici, il sagit de créer une culture de la danse contemporaine.
Là, il sagit dexprimer une liberté dexpression.
Là encore, de porter la question culturelle sur le débat
public. Face à cette absolue urgence de faire exister la création
artistique, nos revendications semblent relatives. Loin de moi lidée
de condamner la justesse des propos tenus au colloque. Sil est nécessaire
dinterroger le sens de laction culturelle aujourdhui
et de favoriser une nécessaire prise en compte dune parole
artistique plus spontanée et plus collective, il me semble que
ces expériences africaines nous donnent des réponses fortes
sur le partage de la responsabilité culturelle dun territoire
où sinvente et se joue le monde de demain.
Lyliane Dos Santos
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09h30 -13h00
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Réunion plénière douverture
Animateur: Pascale
Ammar-Khodja
Rapporteur: Nicolas
Weinberg
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Claude
Bartolone
Ministre délégué à la Ville - France
Jean-Noël
Guérini
Président du Conseil général
des Bouches-du-Rhône - France
Henri-Pierre Jeudy
Sociologue - France
Henri Simons
Premier échevin de Bruxelles
Belgique
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Table
Ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
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Table ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Des artistes sinstallent au cur des territoires. Ils investissent
des espaces inattendus, ils désirent s'inscrire dans la vie locale,
établir des relations durables avec les populations.
Que naît-il de cette proximité avec les habitants, de ces
frictions et dialogues des équipes artistiques avec les autres
acteurs locaux? Ce mouvement contribue-t-il à redéfinir
les rôles de lart et de lartiste dans la cité
? Quelles influences sur les politiques culturelles en découlent
?
Animateur: Pascale
Ammar-Khodja
Rapporteur: Nicolas
Weinberg
Compte
rendu de la table ronde 2 :
« Présence artistique et
territoire :
lart à lépreuve du réel ».
Comme il en avait été
convenu la veille, les lieux de création intermédiaires
sont le résultat de linscription de lhomme dans le
réel. La table ronde de vendredi a apporté un nouvel élément
: ces lieux sont aussi la conséquence de linscription du
réel dans lhomme. Mais dun réel qui serait davantage
la prise de conscience dune « difficulté à être
» que la prise en compte dun environnement strictement matériel.
Cest ce qua montré Nicolas Bissi en détaillant
les conditions de création et daccès aux uvres
au Congo, ce qui annonçait ce que Catherine Grout allait affirmer
un peu plus tard : « Il y a naissance lorsquil y a acte neuf
pour le monde ». Lart à lépreuve du réel
serait ainsi une forme de linteraction entre lhomme et le
réel, entre lhomme et « son » réel, pas
forcément jouissif, pas forcément douloureux.
Quel « anti-patrimoine »
pour notre siècle ?
Laurent Jacob rappelait quune
exposition, une installation, un happening, peut bouleverser la perception
que lon a dun lieu. Une idée développée
par Renaud Tardy qui expliquait comment lémotion suscitée
par un bâtiment auprès des citoyens de Roubaix avait poussé
linstitution à réagir. Une décision qui avait
ensuite généré un plan de requalification artistique
du bâti, incluant la requalification des habitations privées.
Au Cameroun, Marilyn Douala Bell a elle aussi décrit comment des
lieux publics et citadins avaient été réhabilités
à partir ou à la suite dune initiative culturelle
ou artistique. Jean Nouvel résumait avec perspicacité ces
interventions en rappelant que « beaucoup de lieux vivants naissent
de labandon, du rejet, du négatif, de lanti-patrimoine
» constitué par tous ces sites sales, pauvres, insécurisés,
sans valeur. « Et puis soudain, la valeur patrimoniale sapplique
à lanti-patrimoine ».
On pourrait alors faire la proposition suivante
: participer à un événement artistique crée
une charge émotive qui est ensuite restituée aux murs ;
écrouler ces murs nest plus acceptable, car cela reviendrait
à détruire la maison où « il y a eu naissance
» ; les murs sont alors protégés par leur inscription
dans le patrimoine ; il faut reprendre la route en quête dun
nouveau lieu de naissance. Quel sera-t-il ? Pour répondre à
cette question, demandons-nous avec Simon Mundy quels espaces, après
les lieux intermédiaires du XXe siècle, pourraient être
au service de la révolution culturelle du XXIe siècle. Quel
sera cet « anti-patrimoine » à réinvestir et
qui nous réinvestira ? En Europe, ce seront peut-être les
cités HLM, vidées de leurs habitants.
N W
english version > 
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Nicolas
Bissi
Metteur en scène Congo
Fazette
Bordage
Mains d'Oeuvres - France
François
De Mazières
Maire-adjoint à la culture de Versailles, Président de la
Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture
- France
Marilyn
Douala Bell
Douala Art - Cameroun
Catherine
Grout
Docteur en esthétique, commissaire d'exposition - France
Laurent
Jacob
Espace Nord - Belgique
Bernard
Lubat
Compositeur/musicien - France
Jean
Nouvel
Architecte - France
Danilo
Santos de Miranda
SESC - Brésil
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13h00-14h30
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Déjeuner |
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14h30-18h00
Ateliers simultanés 5-6-7-8
Table Ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
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Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Les dispositifs de production artistique mis en place dans ces initiatives
ont en commun une forte précarité économique. Quelles
sont les modalités de fonctionnement et dorganisation inventées
pour faire exister ces projets ? Quelles réponses apporter, financières
mais aussi réglementaires et législatives pour les accompagner
?
Animateur: Ferdinand
Richard (Fanfare)
Rapporteur: Eric
Fourreau (La Scène)
compte rendu Atelier 5
La confrontation dexpériences internationales
a ceci déloquent pour les artistes ou opérateurs français
quelle les renvoie à leur état schizophrénique
- terme récurrent dans les discussions dhier - dû à
la relation « privilégiés dépendants
» induite par la fameuse « exception culturelle » française
qui leur donne accès à des conditions financières
et sociales à nulles autres pareilles. Y compris pour ces parents
pauvres du champ culturel que sont les espaces intermédiaires
et même pour les plus démunis dentre eux -, dont les
acteurs bénéficient au moins des différents dispositifs
sociaux, à commencer par les ASSEDIC (« le premier subventionneur
de France », note Mark Etc), via le régime des intermittents
du spectacle. Interloqués par les préoccupations et les
débats franco-français, les opérateurs internationaux
ont depuis longtemps organisé leur économie sur le mode
de la subsistance, de la résistance et/ou de la débrouillardise
imposées par la non-intervention de leurs collectivités
publiques. A titre dexemples, Eje Sieste, au Mexique, a recours
aux mécanismes les plus performants de léconomie libérale
afin de réinjecter les fonds aux artistes de sa galerie tandis
que Townhouse, en Egypte, sappuie sur la redistribution des ressources
des commerces environnants. Quils aient recours ou non à
des subventions publiques, les espaces intermédiaires ont en commun
leur capacité à inventer les instruments de leur survie
et à mobiliser des ressources, institutionnelles ou non, issues
de lensemble des secteurs de la société (éducatifs,
sociaux, mutuels ou autres). Doù - afin de préserver
leur liberté -, la tentation, évoquée à demi-mot
chez les Français, de privilégier les solutions alternatives
de léconomie libérale à une inscription dans
le système de la subvention publique. Vertigineux dans un colloque
organisé par le ministère de la Culture !
Eric Fourreau
english version > 
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Marc
Etc
Ici Même - France
Jochen Gerz
Plasticien - Allemagne
Guy
Hascoët
Secrétaire d'État à l'Économie Solidaire France
Marko
Hren
Metelkova - Slovénie
Alejandro Jimenez de la
Cuesta
Eje Siete - Mexique
Koudbi
Koala
Benbnooma - Burkina Faso
Davide
Quadrio
Biz'Art - Chine
Dominique
Sagot-Duvouroux
Économiste - France
William
Wells
Townhouse - Égypte
Klaomard Yipintsoi
Aara.Office/about café/about studio Thaïlande
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Table
Ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
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Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Limplantation déquipes artistiques ou daventures
culturelles dans un contexte et une histoire locale, contribuent souvent
à la transformation de leur environnement. Quelles sont leurs singularités
en matière de qualification architecturale et urbaine des espaces
? Quelles réponses apportent-elles aux enjeux patrimoniaux ? Comment
participent-elles à laménagement du territoire et
au développement local?
Animateur: Jean
Paul Robert (ENSCI)
Rapporteur: Alix
de Morant (Cassandre)
Compte rendu Atelier 6
Comment prendre place sur un territoire
Doù : cerner les relations potentielles entre des espaces géographiquement,
humainement, mentalement différents, entre des expériences
dont la nature relève dune inscription physique et subjective
dans une réalité sociale, historique complexe. Quelles sont
les relations potentielles entre lexpérience sensible dun
Angolais, dune Belgradoise, dun Brésilien ou dun
Marseillais ? Comment faire tenir onze interventions dans lespace
dun après-midi sans en réduire limpact, la portée
symbolique? Comment enchaîner une parole à une autre pour produire
ne serait-ce quun effet de sens ? Quel fil rouge pourrait-on imaginer
pour relier ainsi le champ de lexpérimentation avec celui de
lanalyse ? De nouvelles questions en appellent à une représentation
spatiale qui prenne en compte la dimension des paroles exposées,
comme les effets décho quelles produisent sur le public.
Les questions relatives aux territoires, loin dattirer le consensus,
ouvrent toute grande la boîte de Pandore et explicitent les frontières.
Entre le Nord et le Sud, le centre et la périphérie, la ville
et la campagne, entre sociétés traditionnelles et expressions
artistiques contemporaines, entre innovation et pérennisation, entre
le nouveau et lancien, entre la salle et la tribune. Il devient donc
délicat de circonscrire la richesse des interventions dans lenclosure
toute relative dune restitution à chaud, lorsquil faudrait
laisser le temps démêler lécheveau dimpressions
si contrastées. Alors, seules quelques remarques terre-à-terre
permettront peut-être de jalonner ce qui fut un parcours erratique
du colloque à sa coulisse, mais témoignait de lexistence
pendant ces deux jours despaces incontrôlés, riches dexpressions
parallèles. Loin dêtre dépassée, la notion
dappartenance à un territoire se révèle cruciale.
Chaque expérience culturelle qui se développe à partir
des synergies locales profite à lensemble de la communauté
en produisant de la valeur ajoutée. Loccupation par les artistes
de sites en déshérence provoque par effet dentraînement
des questions déconomie comme des questions de droit. Lexemple
des frigos situés dans le treizième arrondissement de Paris
peut ici servir dexemple. Faut-il rendre les artistes propriétaires
à moindre coût des lieux quils occupent - en sassurant
quils y maintiendront une activité culturelle quils y
ont initiée par nécessité - ou bien en faire des locataires,
ce qui induirait potentiellement des sous-locations ? Le Théâtre
du Lierre se verra -t-il expulsé dun quartier quil modifie
depuis dix ans du seul fait de sa présence ? Les collectivités
artistiques se verront-elles associées à la transformation
dun paysage quelles contribuent à révéler
? Comme le remarquait Adama Traoré, « avant de construire un
palais pour un homme, il faut construire lhomme dabord ».
Alix de Morant
english version > 
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Fernando
Alvim
Artiste et producteur - Angola
Madeleine
Chiche
et Bernard
Mirachi
Groupe Dunes - France
Philippe
Curé
Sous-Préfet délégué à la Ville - France
Raphaël
Hacquin
Sous-directeur de Métiers et de la Promotion Architecturale et
du Patrimoine, Ministère de la Culture - France
Robert Joly
Urbaniste - France
OlaDele Kuku
Architecte - Niger
Sylvain
Djache Nzefa
Architecte - France
Romero Pereira
Tacaruna - Brésil
Vincent Renard
Économiste - France
Adama
Traoré
Acte 7 - Festival des Réalités - Mali
Matthias
Woo
Cattle Depot, Zuni Icosahedron
Hong Kong
Caterina Zivanovic
Le Rex - Yougoslavie
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Table
Ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
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Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Les dispositifs de diffusion et de création interrogent en profondeur
la notion de spectateur, le statut des uvres. Comment les publics
sont-ils pris en compte à travers ces expériences ? Quelles
sont les nouvelles modalités dimplication, dappropriation
et de participation des populations ?
Animateur: André
Videau (Adri)
Rapporteur: Frederic
Kahn (Le Pavé)
Compte rendu Atelier 7
Le rôle des publics en question
« Toucher les publics, ce nest
pas une affaire de communication, daffiches, ou dencarts presse,
mais de réseaux quil faut créer ». Pour Patrick
Duval, président de « Fanfares » et directeur de «
Musique de nuit » à Bordeaux, la conquête des publics
nécessite un véritable travail de terrain. Cette volonté
revendiquée de construire un autre rapport aux spectateurs passe
par la mise en place de relations partenariales avec toutes les structures,
institutions et associations qui sont quotidiennement en contact avec
des populations différentes. La dimension pluridisciplinaire des
espaces intermédiaires favorise également les croisements
de population. Avec comme objectif avoué de « les ouvrir
véritablement à tous les publics ». Ces derniers ne
sont plus envisagés comme des consommateurs, mais comme des citoyens
impliqués, concernés par le processus de création.
Ils se retrouvent alors au cur de la démarche artistique.
Ce besoin de construire les projets avec la population fonctionne également
dans des situations extrêmes. A limage de la démarche
engagée par Roger Assaf, à Beyrouth. Ce metteur en scène,
responsable dun collectif dartistes, intègre, très
en amont, les gens dans la création et la diffusion dactions
culturelles. « Ils participent réellement à la mise
en forme des spectacles et à lélaboration des programmes
».
Pour autant, lartiste ne doit pas perdre sa dimension déstabilisatrice
et sa capacité à créer du déséquilibre.
Pour Cathy Avram, co-directrice de la compagnie de rue Générik
Vapeur : « Il faut construire un rapport vivant et ne pas chercher
à être dans la formule ou vouloir penser à la place
des gens ». Lapproche quantitative nest pas non plus
satisfaisante. « Nous sommes dans la construction dune cité
et non dans le remplissage de salle », explique ainsi Philippe Foulquié,
directeur de la Friche La Belle de Mai et du Théâtre Massalia.
Car noublions pas que, si les salles ont tendance à être
vides, cest bien parce que lart nest plus une préoccupation
centrale dans nos sociétés.
Frédéric Kahn
english version > 
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Frederic Allemany
La Caserne d'Angely - France
Roger Assaf
Groupe Shams - Liban
Sonia Bressler
Philosophe - France
Michel Clément
Délégué au Développement
et à l'Action Territoriale
Ministère de la Culture - France
Patrick Duval Musique de nuit - France
Patrick Duval
Musique de nuit - France
Hassan
El Geretly
Al Warsha Theatre Group - Égypte
Jacques Livichine
Théâtre de l'Unité - France
Marc
Pataut
Photographe - France
Marie-Hélène
Poggi
et Fabrice
Raffin
Chercheurs - France
Angela
Spizig
Maire adjointe à la Culture - Ville de Cologne - Allemagne
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Table
Ronde 2
Présences artistiques et territoire :
lart à lépreuve du réel
Atelier 5
Léconomie et lorganisation des projets
Atelier 6
Prendre place dans le territoire
Atelier 7
Du projet culturel au lieu de vie
Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
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Atelier 8
La coopération, les échanges,
les circulations artistiques et culturels
Louverture sur le monde, les coopérations et les échanges
artistiques sont des caractéristiques très fortes de tous
ces projets. Au-delà de la circulation des uvres, quelles
autres significations économiques, politiques, identitaires les
échanges artistiques internationaux développent-ils? A quels
enjeux sont confrontés les artistes et ceux qui les accueillent
? Quels sont les impacts locaux de ces échanges et coopérations
?
Animateur: Brigite
Remer (Fic/Ubiquités Culture)
Rapporteur: Naly
Gérard (Mouvement)
Compte rendu Atelier 8
La coopération, léchange
et les circulations artistiques et culturelles
« Que va-t-on emporter chez nous de
ces trois jours, concrètement ? », lançait un metteur
en scène ukrainien à la fin du débat. Légitime
question de la part dacteurs culturels en situation de précarité
pour qui les échanges internationaux représentent une bouffée
doxygène, voire une bouée de secours. Les liens tissés
durant le séminaire donneront-ils lieu à des échanges
neufs ? On souhaite quAhmad El Attar parvienne à consolider
les ponts avec létranger, seule issue quand on est un artiste
indépendant dans un pays autoritaire comme lEgypte. Des coopérations
se mettront peut-être en place pour accompagner les artistes de
lAfrique équatoriale qui choisissent de travailler au pays
et de sadresser au public local. On verra sans doute se poursuivre
les programmes nécessaires - qui veulent surtout offrir
un enrichissement et une ouverture artistique aux professionnels des régions
isolées. Le festival indépendant new-yorkais Downtown invitera
qui sait ? des musiciens de Kinshasa ou des breakers de
Quilombo Urbano. Des initiatives militantes auront toujours leur place,
à limage de lassociation « Gamins des rues »
qui, avec des bouts de ficelle, fait voyager les artistes de hip-hop des
favelas brésiliennes. Ou de ce réseau féministe de
créatrices du spectacle vivant à travers le monde. On peut
surtout espérer assister à davantage de circulations entre
groupes dartistes des pays du Sud, ces échanges dartistes
en résistance étant particulièrement laborieux à
mettre en place. On ne cessera pas de redire, en tout cas, que la coopération
internationale ne se réduit pas à la diffusion dans un sens
ou dans lautre, mais repose dabord sur léchange
artistique authentique.
Naly Gérard
english version >

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Yacine
Ait Kaci
Artiste Multimédia - France
Francisco
d'Almeida
Culture et développement - France
Ahmed
El Attar
Metteur en scène - Égypte
Jean-Michel
Champault
Directeur du Centre Culturel Français de Kinshasa - France
Brigitte
Cirla
Voix Polyphoniques - France
Craig
Hensala
Downtown Arts Festival - États-Unis
Elisabeth
M'balla
Meka - Cameroun
Lamartine
Silva
Quilombo Urbano - Brésil
Thierry
Spicher
Théâtre de l'Arsenic - Suisse
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18h00
20h30
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Apéro
- rencontres |
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accueil / inscription
/ contributions / programme J.
14 - V. 15 - S.
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