Brésils

Friche la Belle de Mai
41 rue jobin Marseille 13003
Déforestation, Seringal Curralinho, Acre, Brésil 2016 © Ludovic Carème
Suelen devant chez elle, Favela Agua Branca, São Paulo 2009 © Ludovic Carème

Brésils

Exposition photographique de Ludovic Carème

Lieu : 5ème étage de la Tour
Une proposition de : la Friche la Belle de Mai

Commissariat : Christian Caujolle

Vernissage le 29 juin à 18h

Installé au Brésil pendant plus de dix ans, Ludovic Carème a pris à rebours le trajet de ceux qu'il a photographiés. Il a en effet commencé à dresser le portrait de la petite favela d'Agua Branca, en plein coeur de Sao Paulo, pour finir son périple en Amazonie, là d'où sont partis ceux qui rêvaient de trouver le bonheur dans la mégapole et ont dû déchanter dans d'autres favelas.

De fin 2008 à début 2011 il est allé régulièrement à Agua Branca, accompagné et introduit par le merveilleux guide qu'a été Brito dans ces baraques en planches, construites au-dessus des égouts, il a photographié, de près, en noir et blanc vibrant et en format carré, ceux qui acceptaient sa présence et lui faisaient don de leur visage. C'est là aussi qu'il a photographiés, en pied, les travailleurs – la très grande majorité des habitants –allant à l'aube vers l'arrêt de bus qui va les amener vers leur emploi. Là, également, qu'il a vu les services sociaux de la ville accompagnés de la police détruisant les maisons sous mille prétextes, dont les trafics – réels mais marginaux – dont certains policiers sont complices.

En 2012 il a cadré les grands immeubles du centre, ruines modernes et dérisoires, révoltantes dans une ville où des milliers de sans abris – qu'il a photographiés durant deux ans, de 2013 à 2015 – rendent encore plus intolérables ces habitations vides transformées en oeuvres d'art urbain par d'audacieux « Pixadores ».

En abandonnant la ville pour le plus profond de l'Amazonie de fin 2015 jusqu'à fin 2017, en poursuivant son travail de portraitiste et en le complétant de vues, souvent sensuelles, de la forêt mais aussi de constats nets de la déforestation ou de petites natures mortes trouvées dans les intérieurs, il poursuit le développement sensible d'une photographie documentaire aux solides bases classiques.

Des portraits dignes et un peu tristes, une forêt luxuriante et en butte aux agressions de l'homme, des maisons détruites, le double mouvement qui mène, partout dans le monde, les pauvres vers les villes et leur interdit les centres, tout est là, avec retenue, avec une forme de poésie aussi. Et cette évidence, n'en déplaise au chanteur, que la misère n'est pas « plus douce au soleil ». Encore moins dans le Brésil d'aujourd'hui, de plus en plus violent pour ceux qu'il marginalise.

Christian Caujolle

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Une proposition de la Friche la Belle de Mai
Avec le soutien de VEJA et Picto Foundation
En partenariat avec Les Rencontres d'Arles, dans le cadre du Grand Arles Express

Horaires

De 14h à 19h du mercredi au vendredi 
De  13h à 19h  les samedis et dimanches

La Friche à vivre

Déjeuner à la Friche ou prendre un café en terrasse ? Faire une partie de basket ou regarder vos enfants glisser sur un toboggan ? Acheter un livre ou une planche de skate ? Utiliser des outils et ressources numériques ? À toute heure du jour vous pouvez vous promener librement dans la Friche et découvrir nos espaces ouverts et accessibles à tous, et ce en plus de notre programmation !

Le Medialab

Espace de découverte et de pratiques créatives

Le Dernier Cri

Espace d'exposition et atelier d'édition
Ouvert aujourd'hui

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Ouvert aujourd'hui

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