Bienvenue à la Friche
Aujourd'hui mardi 24 nov.

© Nomad Clan
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Le Street Art à la Friche

Tous les jours de l'année, sauf fermetures exceptionnelles de la Friche

Il y a des escaliers, soyez prêts à grimper !

30 min. de visite

Quand on arrive à la Friche, le street art saute aux yeux : fresques, pochoirs, collages. À la bombe, au pinceau ou à la perche, la Friche devient le terrain de jeu des graffeurs du monde entier.

Présent sous une multitude de formes, le street art habite notre paysage urbain. Art d’origine populaire souvent subversif, on le retrouve dans les rues et les espaces publiques jusqu’aux galeries d’art.

NB : Attention, c’est un art éphémère, certaines des œuvres citées peuvent avoir disparu !

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© Caroline Dutrey

Un crew ?

En arrivant dans la Cour Jobin, on découvre la fresque du crew TKO, réalisée en 2001, à l’occasion d’un évènement Hip-Hop. Dans le milieu du street art, on appelle crew un collectif de graffeurs qui peignent ensemble.
Ce mur est aujourd’hui l’un des murs les plus importants et les plus anciens encore visibles à Marseille. Il représente une sorte d’instantané de la scène de cette époque et de ses styles. À l’époque, cette fresque avait été réalisée via la réunion de crews plutôt spécialisés en graffiti « vandale », issus du Sud de la France et du Nord de l’Italie.

2

© Nickiemtl

Les souvenirs de JR

En 2013, l’artiste JR investit le quartier de la Belle de Mai avec son projet urbain Unframed. En travaillant avec les habitants du quartier, il utilise des photos d’archives et les transforme en immenses collages. JR expose sur les façades du quartier et de la Friche ces souvenirs qui constituent une partie de l’identité, de l’histoire et de la mémoire collective de la Belle de Mai.

3

© Roland Grunchec

Prière de déranger !

Un point rouge au milieu d’un mur blanc. Comme ça, ça ne paraît pas grand chose. Mais ce point est un pied de nez de la Friche à des attaques de l’extrême droite.
En réaction au discours d’une de ses responsables en 2015, des artistes et acteurs culturels se sont mobilisés et ont organisé à la Friche une journée artistique et citoyenne en invitant le public à la création d’une grande fresque collective. Aujourd’hui ce point rouge rappelle que le street art peut être un acte militant et engagé !

Il n’est pas de vie culturelle sans curiosité, sans audace, sans risque et surtout… sans une fondamentale et indéfectible liberté !

Manifeste du Point Rouge

 

4

© Benapics

Les personnages de MR. Difuz

En vous rapprochant de la piste de danse, vous pouvez apercevoir de grands personnages à l’allure peu commune. Ils ont été réalisés par le graffeur Mr. Difuz, véritable référence de la scène marseillaise. Il invente et développe une société remplie de personnages évoluant dans un monde où le réel et l’imaginaire semblent se répondre. Dans ses réalisations, le travail du lettrage est très important et maintient un lien avec le graffiti de ses débuts.

5

© REMED

Lettre à Marseille

Sur le mur de la tour, côté toit-terrasse, c’est l’artiste REMED, alias Guillaume Alby, qui est venu poser sa marque à la Friche. À l’occasion de l’exposition « Nouvelle Vague », consacrée à l’influence de la culture street dans l’art contemporain, il écrit une lettre sur les 60 mètres de large qui s’offre à lui. Alors d’après vous, qu’est-il écrit ? ( on vous donne la réponse à la fin, promis !)

6

© Benapics

Les danseuses des Grandes Tables

En arrivant sur la terrasse des Grandes Tables, vous êtes accueillis par les danseuses de l’artiste Sobr. Adepte des soirées techno et amoureux de musique, son projet « It’s Time to Dance » représente des images de femmes qui dansent librement dans les fêtes et dans des raves en Europe.

7

© Mahn Kloix

Les portraits de Mahn Kloix

Mahn Kloix utilise l’art urbain afin de mettre en avant des combats de tous les jours des femmes et des hommes qui œuvrent pour un monde plus libre, plus juste et solidaire. À la Friche, il s’est allié à BSM, l’école de skate, pour réaliser un portrait de Chloé Bernard, artiste peintre, tatoueuse et skateuse professionnelle.

Je raconte des histoires, des histoires contemporaines, celles de gens qui nous entourent, des gens qui se battent pour leurs rêves. Mais avant tout, je parle de cette vibrante capacité que nous avons tous en nous de faire évoluer le monde dans lequel nous vivons.

8

© Laurier.street

Un pinceau brosse, de la colle et des idées !

Le collage est une pratique très répandue dans le street art. Peu de choses sont nécessaires : un seau, un pinceau brosse, de la colle et son dessin !
Ici, on retrouve les animaux ornés d’arabesque de l’artiste Laurier Street. Avec sa démarche “les animaux prennent leurs quartiers en ville”, elle renverse le rapport de force humain – nature et ramène les animaux dans l’environnement urbain. Si vous cherchez bien, vous en trouverez d’autres dans la Friche !

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© Cécile Acacia

De la rue au marché de l'art

D’origine vandale, après des années de lutte et de répression, le street art fait sa place dans la mode et le marché de l’art. De Banksy à Jérôme Mesnager en passant par Invader, certaines pièces peuvent valoir aujourd’hui des dizaines de milliers d’euros.
À la sortie de la Friche, levez les yeux ! En hauteur, vous retrouverez le poulpe du célèbre graffeur Kraken. Il dessine l’animal tentaculaire, symbole de la mafia au-dessus des enseignes criardes de banques ou de bijoutier comme un clin d’œil. L’artiste, reconnu dans le monde de l’art, sera sollicité par une créatrice de mode qui lui propose des collaborations, des interventions événementielles, et même un défilé lors de la Fashion Week.

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Ruins to Riches de Nomad Clan

Cette immense fresque a été réalisée par le duo féminin Nomad Clan, invitées en 2018 par L’Atelier Juxtapoz, East Street Art, l’A.M.I. et Radio Grenouille. Leur travail se singularise par un ancrage dans l’histoire des lieux où elles interviennent, toujours guidé par les problématiques liées au territoire.

Elle illustre une vieille femme au manteau typique de la Belle de Mai qui marche dans des ruines, le dos courbé par les difficultés financières de la ville. À gauche, on retrouve le futur de Marseille, riche de sa diversité culturelle, de sa beauté naturelle et d’une nouvelle génération en quête de savoir et pleine de créativité.
Elle évoque la transformation vécue par ce territoire qu’une évolution en pôle de la création tente de redynamiser.

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© REMED

Encore soif de graff ?

Pour découvrir encore plus de travail de graffeurs, vous pouvez continuer la visite chez nos voisins ! À quelques pas de la Friche se trouve Le Couvent Levat, qui abrite lui aussi de nombreux projets d’artistes du monde entier. Attention, le lieu n’est pas ouvert tous les jours !

Et pour ceux qui n’ont pas trouvé l’énigme du toit-terrasse, voici la phrase de l’artiste REMED :

L’art c’est l’introspection extravertie. J’ai eu peur d’oublier pouquoi je peins. J’écris et je me souviens. Alors je sens, dès lors j’ai tout mon temps. Marseille, je te vis. Dès à présent, j’existe en cet instant.