Un lieu de conversation, d’effondrement, de confrontation, de création et de communauté : Unworlding rassemble une exposition et une série de dialogues publics réunissant artistes et écrivain·es afin de repenser les structures et les relations dans un contexte d’effondrement social et institutionnel.
JEUDI 3 SEPTEMBRE
LaboFriche
19h30 – 21h : Lecture de « Unworlding: Anarchitecture After Everything » par Jack Halberstam suivie d’une conversation avec Paul B.Preciado
Jack Halberstam (iel) est professeur de littérature et d’études queer à l’Université Columbia.
Auteur de sept ouvrages, dont The Queer Art of Failure, iel publie en 2026 Anarchitecture After Everything: A Trans Manifesto. Halberstam a reçu une bourse Guggenheim en 2024.
En 2022, Adam Pendleton lui a consacré le court-métrage So We Moved.
Paul B. Preciado est auteur et cinéaste.
Parmi ses ouvrages figurent Testo Junkie (2013) et Can the Monster Speak? (2021).
Il publie en 2025 Dysphoria Mundi, puis en 2026 un essai consacré à Mémoires des années de jeune fille d’un homme.
21h – 21h15 : Lecture par Simon(e) Van Saarloos
Simon(e) Van Saarloos (iel) est auteur·ice, artiste et commissaire d’exposition, entre Berkeley et Amsterdam. Iel a publié six ouvrages, dont Against Ageism. A Queer Manifesto (2023) et Take ‘Em Down. Scattered Monuments and Queer Forgetting (2021). Son essai Give Piss A Chance a été présenté à la DAAD Galerie à Berlin en 2025, puis publié par After 8 Books.Iel achève actuellement un ouvrage consacré au Trans Despair.
21h30 – 22h30 : Performance « Bad Words » avec Fabian Saul, Tanasgol Sabbagh, Souhaib Ayoub, Vanessa Onwuemezi, Jay Bernard, Isis Labeau-Caberia et Laura Vazquez
VENDREDI 4 SEPTEMBRE
LaboFriche
13h- 14h30 : Table-ronde « Potential Histories and Unworlding ». Présentations de Ariella Azoulay et Macarena Gomez-Barris suivies d’une conversation animée par Mohamed Haddad
15h – 16h30 : Table-ronde « Depreciation and Black Poesis ». Présentations de Saidiya Hartman, Mabel O. Wilson et Cameron Rowland suivies d’une conversation animée par Claudia Rankine
Saidiya Hartman est professeure à l’Université Columbia et autrice de trois ouvrages majeurs sur l’histoire de l’esclavage et de la condition noire.
Parmi eux, Wayward Lives: Beautiful Experiments (2019) a reçu plusieurs prix, dont le National Book Critics Circle Award.
Mabel O. Wilson est professeure d’architecture, d’urbanisme et de préservation à l’Université Columbia, ainsi que d’études afro-américaines. À travers sa pratique transdisciplinaire, elle explore la manière dont le racisme anti-Noir façonne l’environnement bâti.
Cameron Rowland est un artiste dont le travail met en lumière les systèmes et politiques qui perpétuent le racisme systémique et les inégalités économiques.
Sa pratique, fondée sur la recherche, révèle les héritages du capitalisme racial à travers objets, documents et modes de fonctionnement.
Studio MOD
17h30 – 19h : « Incontrovertible Being » par Cassils
Cassils (iel) est un·e artiste transgenre canadien·ne et titulaire de la chaire Maria Manetti Shrem en pratique artistique à l’UC Davis.
Dans ses performances, iel fait de son propre corps un matériau pour explorer les violences, luttes et formes d’émancipation LGBTQI+.
Sa pratique envisage la performance comme une forme de sculpture sociale, interrogeant les rapports de pouvoir qui façonnent les corps.
20h30 – 22h : Discussion entre Mazen Kerbaj et Josh Kun, suivie par la performance « Gaza in my phone » de Mazen Kerbaj
Mazen Kerbaj est un auteur de bande dessinée, artiste visuel et musicien libanais né à Beyrouth en 1975. Auteur de plus de quinze ouvrages, il est également l’un des acteurs majeurs de la scène de musique improvisée et expérimentale libanaise.
Cofondateur du festival Irtijal et du label Al Maslakh, il vit et travaille à Berlin depuis 2015.
Son travail se déploie aujourd’hui entre musique, dessin, performance et projets interdisciplinaires.
Josh Kun est professeur et directeur du département de communication interculturelle à l’USC, ainsi que vice-recteur aux arts. Ses recherches et sa pratique explorent les liens entre arts, musique, archives, migrations et politiques culturelles, notamment à Los Angeles.
Auteur, éditeur et commissaire, il a collaboré avec de nombreuses institutions artistiques et culturelles internationales.
SAMEDI 5 SEPTEMBRE
Grandes Tables
15h – 16h30 : Lectures et conversation entre Maggie Nelson et Constance Debré, animées par Claudia Rankine
Maggie Nelson est écrivaine et professeure d’anglais à l’USC. Son œuvre mêle intime et réflexion intellectuelle, à travers les théories féministes et queer, la philosophie et la critique artistique. Autrice notamment de Bluets, The Argonauts, On Freedom et Pathemata (2026), elle a reçu une bourse MacArthur en 2016.
Constance Debré est écrivaine et ancienne avocate. Son œuvre explore l’autodétermination, le désir, la liberté et les rapports de classe. Autrice notamment de Love Me Tender (2020), Nom (2022) et Offenses (2023), elle a également été professeure invitée à la Freie Universität Berlin en 2025.
Claudia Rankine est une poétesse qui met en lumière les tensions émotionnelles et psychiques qui caractérisent l’expérience de nombreuses personnes vivant dans l’Amérique du XXIe siècle. Au fil de cinq recueils de poésie, Rankine a adopté différentes formes d’expression poétique, correspondant à l’évolution de ses préoccupations, de l’intime au politique et au collectif. Son œuvre est largement lue et a reçu de nombreux prix.
16h30 – 17h15 : Performance « Forbidden Resonance » par Khabat Abas
Khabat Abbas est violoncelliste, compositrice et artiste interdisciplinaire originaire du Kurdistan. Son travail explore le temps, l’espace et la mémoire à travers la musique, les sons du quotidien et la performance. Elle détourne les usages traditionnels du violoncelle pour mêler improvisation, installations sonores, vidéo et expression corporelle.
18h30 – 20h30 : Plateau Radio live Algérie-Marseille
Un échange entre militantes, artistes et universitaires algériennes autour de leurs travaux et engagements pour la lutte féministe algérienne : une longue Histoire invisibilisée.
20h : DJ set – Effina
Effinna est une DJ émergente de la scène électronique algérienne. Inspirée par la scène minimal roumaine, elle construit des sets où grooves profonds, rythmes subtils et textures épurées se rencontrent dans une approche immersive et sensible. À travers ses sélections, elle développe progressivement un univers personnel, guidé par une recherche de finesse, de profondeur et d’émotion sur le dancefloor.
21h : DJ set – Faël
Faël est une artiste algérienne guidée par le rythme et l’énergie brute. Empruntant des sonorités aux textures old-school et grooves hypnotiques, Faël cherche l’équilibre entre mouvement et poids. Mère du label hambourgeois Biometric-Audio, Faël est également programmatrice, façonnant des espaces sonores pour la scène émergente algérienne.
En savoir +
Du 29 août au 11 octobre 2026, découvrez l’exposition Unworlding à la Galerie de la Salle des machines.
The Racial Imaginary Institute est une plateforme multidisciplinaire qui s’appuie sur l’art et la recherche pour analyser le rôle et l’impact de la race. L’Institut rassemble sous son égide un éventail interdisciplinaire d’artistes, d’écrivain·es, de chercheur·euses et de militant·es. Il anime un laboratoire culturel au sein duquel les imaginaires raciaux de notre époque et de notre contexte sont abordés, analysés, remis en question, replacés dans leur contexte et démystifiés.