Il n’y a pas d’image innocente.
Toute image est un cadrage, et tout cadrage est une décision politique. Montrer, c’est inclure. Couper, c’est exclure. Archiver, c’est hiérarchiser. Diffuser, c’est autoriser à exister.
Les œuvres réunies ici ouvrent un espace de poésie et de réflexion critique. Elles invitent à reconnaître, derrière chaque image, une présence humaine, politique, irréductible. Elles tentent de révéler ce que le récit officiel laisse hors champ.
Face à la Novlangue des images, les artistes interrogent leurs régimes de production, tordent les flux, réactivent des archives silenciées, rejouent des scènes invisibilisées, redonnent chair à des noms effacés.
Ici, nommer, renommer, raconter, parodier, rejouer sont autant de gestes qui relèvent d’une pratique active de mutinerie. Ils maintiennent vivantes des histoires que d’autres voudraient voir disparaître.
Ce que nous voyons nous regarde.
Avec les œuvres :
Memorandum / Mounir Fatmi (Maroc)
Control Anatomy / Mahmoud Al-Haj (Palestine)
Deuxième partie / Oussama Tabti (Algérie)
L’Mina / Randa Maroufi (Maroc-France)
Meteors… / Ghada Sayegh (Liban)
Negociation 2028 / Raeda Sa’adeh (Palestine)
space_invaders.exe / Malaz Usta (Pays-Bas)
Apprends-moi / Akram Zaatari (Liban)
Unname/rename / Yanis Ratbi (France )
Moving Stories\Moving Objects / Sofiane Zouggar (Algérie)
Le mal des ardents / Alice Brygo (France)
Dhakkir (2026) / Zeineb Ghorbel (Tunisie)
Abjad Hawaz / Hady Moussally (Liban)
Unshipped / Olga Souvermezoglou (Grèce)
Y’a ça chez nous ? / Nawal Benali (France)
Souf / Aïcha Chikh (Algérie-France)