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Bienvenue à la Friche
Aujourd'hui lundi 31 août.
Du 29 août au 11 octobre 2026
Galerie ouverte tous les jours
Lundi de 11h à 18h
Du mardi au dimanche de 11h à 19h
Vernissage le 28 août 2026 à 17h
Gratuit
Galerie La Salle des machines
Commissariat : John Lucas
Un lieu de conversation, d’effondrement, de confrontation, de création et de communauté : Unworlding rassemble une exposition et une série de dialogues publics réunissant artistes et écrivain·es afin de repenser les structures et les relations dans un contexte d’effondrement social et institutionnel.
« Un monde n’est pas simplement le lieu où nous vivons. Un monde se construit. Unworlding part de cette proposition : ce qui a été construit peut être défait, réordonné ou construit autrement.
Les œuvres réunies ici, à la Friche la Belle de Mai, ancienne manufacture de tabac desservie par le port colonial de Marseille, habitent cette possibilité. Elles défont et réordonnent des symboles familiers, troublent des images héritées, fracturent les paysages et les histoires, récupèrent et recombinent des matériaux, et déplacent les objets hors des significations qui leur sont habituellement assignées. Les choses restent reconnaissables alors même que les systèmes qui les maintenaient autrefois en place commencent à se déplacer.
Si l’architecture donne forme à un ordre présumé en établissant des frontières, en orientant les mouvements, en distribuant les accès et en semblant assigner une place aux choses, le concept d’« anarchitecture » vient interrompre cette certitude. Les structures en jeu peuvent être physiques, mais aussi politiques, visuelles et historiques — un corps, un bâtiment ou une frontière, un drapeau ou un monument, une image, une histoire, une catégorie.
Unworlding aborde l’anarchitecture non pas simplement comme une opposition à l’architecture, mais comme un mode de pensée exploré par Jack Halberstam : « L’anarchitecture désigne la pratique consistant à désorganiser les structures dans l’espace par le mécanisme de la coupure, et en relation avec des dynamiques d’ambiguïté et d’effondrement. »
Unworlding désigne aussi quelque chose de plus violent. En 1937, Winston Churchill déclarait à propos des Palestiniens : « Je ne reconnais pas au chien dans la mangeoire un droit définitif sur la mangeoire, même s’il y est couché depuis très longtemps. Je ne reconnais pas ce droit. Je ne reconnais pas, par exemple, qu’un grand tort ait été fait aux Indiens rouges d’Amérique ou aux populations noires d’Australie. Je ne reconnais pas qu’un tort ait été fait à ces peuples du fait qu’une race plus forte, une race de rang supérieur, une race plus au fait des choses du monde, pour ainsi dire, soit venue prendre leur place. » Cette citation est un exemple chimiquement pur de la guerre des mondes, du choc des civilisations qui imprègne l’imaginaire du monde occidental.
À Gaza, le génocide en cours du peuple palestinien est indissociable de la destruction de son monde. La destruction d’un peuple est aussi une tentative de détruire un monde : ses foyers et ses histoires, ses paysages et ses institutions, sa mémoire et les conditions de la vie collective.
Face à cette destruction, Unworlding pose une autre question. Il n’existe aucun état qui ne puisse entrer dans des relations nouvelles et inattendues. Unworld, dès lors, ne signifie pas simplement détruire un monde. C’est desserrer l’emprise de sa prétention à l’inévitabilité.
Unworlding habite l’intervalle entre ce dont nous avons hérité et ce qui peut encore être imaginé.
Il demande : une fois que le monde tel qu’il nous est donné n’est plus inévitable, qu’est-ce qui devient possible ?
Il répond : Chute après chute, nous imaginons. »
AVEC
Dozie Kanu, Michael Beitz, Dread Scott, Jen Bervin, Sonya Clark, Mel Chin, Alvin Baltrop, Beverly Buchanan, Adam Pendelton, Patricia Downey, Rana Batrawi et d’autres artistes à venir.
The Racial Imaginary Institute est une plateforme multidisciplinaire qui s’appuie sur l’art et la recherche pour analyser le rôle et l’impact des constructions raciales. L’Institut rassemble sous son égide un éventail interdisciplinaire d’artistes, d’écrivain·es, de chercheur·euses et de militant·es. Il anime un laboratoire culturel au sein duquel les imaginaires raciaux de notre époque et de notre contexte sont abordés, analysés, remis en question, replacés dans leur contexte et démystifiés.
Du 3 au 5 septembre, ne manquez pas le Festival Unworlding avec une série de rencontres, lectures et performances avec des auteur·ices et penseur·euses tel·les que Paul B.Preciado, Maggie Nelson, Simon(e) Van Saarloos, Mazen Kerbaj… etc
Chaque samedi du 30 mai au 26 septembre
Rendez-vous à 17 h au 4e étage de la Tour – Espace Expo Pause
Autour d’un verre, l’équipe de médiation vous propose de discuter des expositions présentées à la Friche dans le cadre de la Saison Méditerranée.
C’est le moment de partager vos retours de visites et poser vos questions !
Pour son exposition, le Dernier Cri invite Kikifruit, dont l'univers est peuplé de clowns, de secrétaires indociles et d'énigmatiques arlequins, à la croisée de la science-fiction et du monde bureaucratique. +
Du 26 septembre au 25 novembre 2026
Gratuit !
Plongez dans un univers graphique où se croisent formes abstraites, compositions contemplatives et expérimentations. +
Du 26 juillet au 25 septembre 2026
Entrée libre
Pour la cinquième année consécutive, l'école des Beaux-Arts de Marseille met à l'honneur ses diplômé·es lors d'une vaste exposition collective. La commissaire Chloé Bonnie More invite les diplomé·es à porter un regard attentif sur les relations qui nous permettent de faire corps dans un monde en transformation. +
Du 29 août au 4 octobre 2026
Les après-midi du mercredi au dimanche
Art-o-rama est le temps fort de l’art contemporain à la rentrée, faisant de Marseille la place incontournable pour les amateur·ices et les professionnel·les d'art et de design. Le salon, ouvert à toustes, présente des œuvres sur 4000 m2 déployés sur plusieurs espaces, qui viennent s’ajouter aux actuelles expositions. +
Du vendredi 28 août au dimanche 30 août 2026