Bienvenue à la Friche
Aujourd'hui mardi 11 mai.

Parcours
Pour les promeneurs
Tous les jours
Pour les enfants

Une maison d’architectes

Tous les jours de l'année, sauf fermetures exceptionnelles de la Friche

Il y a des escaliers, soyez prêts à grimper !

25 min. de visite

Attention, l'étape sur le toit-terrasse n'est visible qu’en prenant un billet pour les expositions !

Début du parcours : entrée "Jobin" de la Friche, 41 rue Jobin

La Friche la Belle de Mai, « projet culturel pour un projet urbain », naît sur les lieux de l’ancienne Manufacture des Tabacs de la Seita en 1992. Deux architectes président aux destinées de la Friche, mettant la question de la culture, de la ville et du vivre ensemble au centre de son développement : Jean Nouvel de 1995 à 2002 et Patrick Bouchain de 2007 à 2012.

Marquée tant par ceux qui l’habitent que par l’architecture plurielle de ses bâtiments, la Friche développe un langage architectural propre, capable de tirer parti, de manière pragmatique et expressive, de la plus modeste structure, incarné, entre autres, par le travail de l’agence ARM Architecture / Matthieu Poitevin qui sera maître d’œuvre des grands travaux de modification du site.

La Friche est une histoire, une histoire vraie.
Elle dit ce qui est, avec elle impossible de tricher, il suffit de l’écouter et de la remercier. C’est une architecture de l’invisible faite de lumière et d’air, de matière juste et de profondeur. Ces lieux ne nous disent pas comment penser, ils s’offrent à l’imagination. Ils respectent la liberté de ceux qui les visitent.
Matthieu Poitevin

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© Jérémy Paulin

Mille et une fenêtres

La Tour qui se dresse face à vous à l’entrée Jobin est l’un des plus vieux bâtiments de l’ancienne Manufacture des Tabacs de la Seita (Société Nationale d’Exploitation Industrielle des Tabacs et Allumettes). Elle abritait les ateliers de fabrication, une salle des machines et la cantine des ouvriers. Son architecture d’origine (un bâtiment industriel du XIXe siècle) a été conservée.
À l’intérieur, restent encore intactes les innombrables petites colonnes caractéristiques de l’époque.

Pour permettre l’accueil du public et la diffusion d’œuvres artistiques, les architectes de l’agence ARM Architecture ont évidé le bâtiment, décloisonné les étages et dé-condamné des ouvertures, offrant de grands plateaux lumineux d’expositions, mais aussi une librairie, un espace d’accueil et un café.

Avant de démarrer le parcours, prenez le temps de profiter de l’ambiance du Playground et du Skatepark dessinés par l’agence Constructo.

2

© Caroline Dutrey

Entre Toi(t) et ciel

En équilibre sur le toit-terrasse, Le Panorama se dévoile au dessus de votre tête. Cette structure métallique au bardage industriel blanc est le centre de gravité de la Friche. Situé entre ciel et terre, à douze mètres du sol en porte-à-faux, Le Panorama est prévu pour exposer les œuvres de grande hauteur. Sa vêture blanche translucide, aux reflets brillants, signale le lieu aux voyageurs qui arrivent ou quittent la ville en train.

Considéré par son architecte Matthieu Poitevin /ARM Architecture comme le rond du point d’exclamation de la Friche, Le Panorama culmine sur la « terrasse aérienne » tel un sucre sur le gateau.

3

© Jeremy Paulin

Les Grandes Tables des grands gourmands

Dans cette ancienne sombre salle des rouleaux de l’époque de la Manufacture des Tabacs, l’agence ARM Architecture en a fait un immense restaurant baigné de lumière aux larges embrasures vitrées.
Le restaurant Les Grandes Tables jouit d’une acoustique adaptée pour accueillir des interventions musicales, des émissions radiophoniques en direct, des soirées… et ses cuisines s’inscrivent dans la dynamique de la Friche en invitant des cuisiniers et des producteurs à partager leurs savoirs et leurs talents.

4

© Sébastien Normand

Train heureux

Cette aire de jeux aménagée sur un châssis de wagon est une œuvre proposée par le collectif d’architectes Encore Heureux dans le cadre du projet “Quartiers Créatifs 2013”.
En mêlant l’univers ferroviaire à celui, ludique, des enfants, la structure métallique, originairement rigide et froide, se présente plus docile et innocente en se laissant dompter par les plus petits. Le Wagon-Jeux s’abandonne à une deuxième jeunesse !

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Le Champ de Mai © Kristell Filotico - Architecte

Le Champ de Mai

Depuis 2019, La Friche a entrepris la construction, à la place de l’ancien parking, du Champ de Mai, une vaste esplanade paysagée qui sera accessible à l’hiver 2021 et qui annonce aussi la piétonisation totale du site. Cette réalisation étonnante est l’œuvre de l’architecte Kristell Filotico et son agence marseillaise. Actuellement en travaux, cette nouvelle architecture est à découvrir bientôt !

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© Agnès Mellon

Le Cube des Arts

Les architectes Duchier et Pietra (Duchier-Pietra Architecture) ont choisi pour abriter l’IMMS – l’Institut Méditerranéen des Métiers du Spectacle – un style architectural moderne, épuré, tourné vers l’avenir, à l’image de ses dynamiques résidents : l’ERAC, École Régionale d’Acteurs de Cannes Marseille et le CFA des métiers du spectacle (Centre de Formation des Apprentis) qui constituent pour leurs nombreux élèves accueillis chaque année une passerelle entre la formation et la professionnalisation.

7

© Sébastien Normand

Vous avez dit méduse ?

Perché sur pilotis à 8 mètres de haut, avec une hauteur sous plafond de 11 mètres, la forme unique du Module est imaginée pour le simple plaisir de son créateur, Matthieu Poitevin /ARM Architecture. Ce module est occupé par le Gmem /Centre National de Création Musicale, et bien que cette forme ne soit pas la plus attendue (la rotondité est habituellement bannie du milieu musical), il est un bijou sonore : plus d’infos

Du point de vue du toit-terrasse, la construction prend tout son sens : la forme arrondie du toit du Module vient compléter, avec la structure triangulaire du Grand Plateau et le cube du Panorama, la vision géométrique des lieux.

8

© Matthieu Verdeil

De Bois et de Béton

Cet ancien hangar des années 1950 a été le terrain de jeu de Sébastien Eymard et Loïc Julienne, architectes de l’Agence Construire. Cette structure accueille un complexe pour le spectacle vivant, composé de deux salles de théâtre, appelé Les Plateaux.

Cette immense cabane en bois que vous observez détonne dans une friche faite de béton. Le bardage de la façade est en planches de bois brûlé, cette technique provient d’un savoir-faire japonais qui confère une couleur noire charbon et une meilleure résistance aux intempéries.

Le travail des architectes est surtout présent au sein de la structure. La dalle existante a été percée afin de dégager les hauteurs nécessaires aux espaces scéniques. Pour alléger les charges structurelles, c’est désormais une charpente en bois qui supporte une couverture en bacs acier. Les deux salles de spectacles sont séparées par un double mur de béton qui les isole, elles partagent ainsi les espaces techniques et le matériel scénique.

9

© Caroline Dutrey

La dernière rue

Vous vous trouvez sur le dernier lieu d’architecture du parcours !

La rue dans laquelle vous déambulez donne accès aux Manufactures, espaces de travail des résidents frichistes.

Cet ancien entrepôt de l’usine Seita (autrefois appelés « les magasins ») était tout à fait hermétique, glacial, sombre et humide, aux circulations difficiles. Il a été le plus gros chantier de l’agence ARM Architecture. L’architecte Matthieu Poitevin nous explique « À l’inverse du travail d’architecte (d’imaginer et de penser la création d’un bâtiment), nous avions une structure complètement hermétique, il fallait « ouvrir » le bâtiment et donc penser stratégiquement les zones à détruire afin d’amener la lumière. ».

Les architectes d’ARM ont donc créé deux circulations perpendiculaires qui traversent tout le bâtiment. Elles constituent des rues, ouvertes à l’air et à la lumière grâce à quatre larges percées à travers les dalles des deux étages.
Ces failles de lumière illuminent et créent des patios : de toutes parts on perçoit le ciel, les étages du haut et du bas, des rues, des places, des passerelles, des cours, …

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© Caroline Dutrey

Embrassez Marseille des yeux

Le Toit-terrasse a une spécificité architecturale unique : tous les réseaux câblés (électricité, ventilation, …) sont cachés sous l’estrade bétonnée bleue sur laquelle vous vous trouvez. Depuis ce belvédère, notre champs de vision ne connait pas d’obstacle. Cette architecture invisible, pensée par ARM Architecture, invente d’autres relations de continuité à la ville. Le plateau est lisse et permet de connecter trois bâtiments volumineux : le Grand Plateau, le Module et le Panorama. Ce lieu public a été conçu comme une nouvelle place publique avec vue sur Marseille.

La Friche est un lieu de réinvention transformé par des architectes, cette histoire d’architecte continue de s’écrire au fil des années.

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